Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Imagine une ville où certaines rues sont trop chics pour que tu y marches tranquillement, où les loyers te chassent de ton quartier, et où ton droit d’exister dépend de la taille de ton portefeuille.
Ce n’est pas un film dystopique, c’est déjà la réalité dans plusieurs villes africaines et dans le monde.
À Kinshasa, Abidjan, Dakar, comme à Paris ou Johannesburg, les projets d’embellissement chassent souvent les habitants les plus modestes. On appelle ça la gentrification.
Les quartiers populaires deviennent à la mode puis inaccessibles à ceux qui les ont fait vivre.
Témoignages :
“J’ai grandi ici. Mais depuis que des immeubles ont poussé et que les prix ont flambé, même le kiosque de mon père a dû fermer.” Awa, 34 ans, habitante de Yoff (Sénégal)
Et pourtant La ville est un droit, pas un privilège.
C’est ce que rappelle le concept de “justice spatiale” développé par Edward Soja et Henri Lefebvre : chaque citoyen doit pouvoir habiter dignement, accéder aux services et participer aux décisions qui façonnent son cadre de vie.
Mais alors, qui décide vraiment de la ville ?
Les politiques d’aménagement trop souvent déconnectées des réalités locales.
Les investisseurs et promoteurs parfois guidés uniquement par le profit.
Et les citoyens ? Trop peu consultés, rarement impliqués.
Bonne nouvelle : de plus en plus d’initiatives citoyennes reprennent le pouvoir sur l’espace urbain.
À Nairobi, le collectif “Mathare Green Movement” défend l’accès équitable à la terre dans les bidonvilles et en RDC, des jeunes urbanistes lancent des projets de cartographie participative pour documenter les inégalités.
Ta rue, ton quartier, ton marché : ils ne sont pas censés être un luxe. Si on ne fait rien, d’autres parleront à notre place.
Et toi, penses-tu que la ville t’appartient encore ?
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La Rédaction