Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Le gouvernement ougandais a récemment pris la décision très contestée d’allouer 150 acres de la Réserve forestière centrale de Kitubulu, située à Entebbe, à l’entreprise chinoise Tian Tang Group. Officiellement, cet espace naturel devrait accueillir des bureaux gouvernementaux et un centre commercial. Mais ce choix soulève une vive indignation au sein de la société civile, des défenseurs de l’environnement et des communautés locales, qui dénoncent un projet contraire aux engagements écologiques de l’Ouganda et dangereux pour les générations futures.

Une destruction environnementale aux lourdes conséquences
La forêt de Kitubulu est un écosystème crucial pour la biodiversité, la régulation climatique locale et la filtration des eaux du lac Victoria. La convertir en zone commerciale reviendrait à affaiblir les capacités naturelles de résilience climatique et à aggraver la pollution atmosphérique et aquatique. Une telle décision participe à l’accélération de la déforestation, à la perte d’habitats pour les espèces locales et à l’aggravation de la crise climatique.

Une injustice sociale qui prive les citoyens de leur patrimoine naturel
Au-delà de l’environnement, cette situation reflète une profonde injustice sociale. Les citoyens d’Entebbe, qui utilisent la forêt pour l’éducation environnementale, la culture et les loisirs, voient leur droit à un espace naturel violé sans consultation préalable. Les communautés locales, déjà vulnérables aux effets du changement climatique, seront les premières à subir les conséquences de cette destruction non justifiée. C’est une décision imposée d’en haut, contraire à toute logique de participation citoyenne.

Un appel urgent à la résistance collective et à la justice climatique

Les voix s’élèvent pour condamner avec force ce projet que beaucoup considèrent comme un sacrifice du bien commun au profit d’intérêts économiques étrangers. Les citoyens appellent à une mobilisation nationale et internationale pour stopper ce projet destructeur. La lutte pour la forêt de Kitubulu est aussi celle pour la justice climatique, la souveraineté écologique et le respect des droits humains. Ensemble, protégeons ce qui reste de nos forêts.
La Rédaction