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Idjwi face à la saturation agraire : alerte sur la pression foncière et plaidoyer pour une gouvernance durable des terres. Par Emmanuel Ndimwiza, Sociologue et environnementaliste

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L’île d’Idjwi, au cœur du lac Kivu, subit une pression foncière grandissante due à l’augmentation rapide de la population, l’héritage fragmentaire des terres agricoles et l’exploitation non planifiée des sols. Cette saturation agraire aggrave les conflits communautaires, fragilise les systèmes agricoles traditionnels et accentue la déforestation dans les zones encore intactes. Le manque de politiques foncières adaptées laisse les paysans démunis face à l’épuisement des terres cultivables, menaçant la sécurité alimentaire locale.

Face à cette urgence écologique et sociale, des alternatives durables doivent être envisagées. Le reboisement agroécologique, la promotion de l’agroforesterie, l’usage raisonné des terres et l’introduction de techniques agricoles intensives respectueuses de l’environnement apparaissent comme des solutions viables. Le développement de nouvelles activités rurales comme l’écotourisme, l’artisanat vert ou les pépinières communautaires peut aussi désengorger la pression sur les terres agricoles.

Un appel fort est lancé aux décideurs locaux, ONG, institutions foncières et bailleurs pour mettre en place un cadre de gouvernance foncière participatif, juste et transparent. Il est temps de repenser la relation entre l’homme et la terre à Idjwi et d’offrir à la jeunesse insulaire une alternative durable à la survie par la terre, en réconciliant écologie, équité et souveraineté locale.

La Rédaction

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