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Traité Mondial sur le Plastique : L’Afrique Plaide pour une Réduction Ambitieuse et une Justice Environnementale à Genève

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Afin de mettre fin à la pollution plastique à l’échelle internationale, la cinquième Assemblée des Nations unies pour l’environnement a adopté en mars 2022 la résolution 5/14 qui a lancé les négociations d’un traité international couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques, de la production à la consommation jusqu’à la gestion des déchets. Pour parvenir à un accord final, cinq sessions de négociations ont été identifiées et ont permis d’atteindre plusieurs objectifs majeurs.

Le traité mondial contre la pollution plastique : qu’est-ce que c’est ?

Chaque minute, 15 tonnes de plastiques sont rejetées dans l’océan. Afin de lutter contre ce fléau, la cinquième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement a adopté en mars 2022 une résolution historique en vue d’élaborer un traité mondial de lutte contre la pollution plastique. Après l’ajournement des discussions à l’issue de la session qui s’est tenue fin 2024 à Busan en Corée du Sud, les négociations reprennent du 5 au 14 août 2025, à Genève, pour parvenir à un traité ambitieux et efficace.

Quel rôle pour l’Afrique dans ces négociations

Les gouvernements africains, réunis à Genève pour les négociations sur la pollution plastique, cherchent à faire entendre leur voix sur un traité mondial visant à réduire la production et la pollution plastique. L’Afrique, bien que ne représentant qu’une faible part de la production mondiale de plastique, est particulièrement touchée par la pollution marine due aux cours d’eau. Les pays africains plaident pour un traité ambitieux qui réduirait la production de plastique, tout en assurant une transition juste pour les travailleurs et les communautés dépendantes de cette industrie. 

Les pays africains soutiennent majoritairement une réduction significative de la production de plastique, alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, avec une réduction de 40% des polymères plastiques primaires d’ici 2040. 

Les pays africains souhaitent que le traité responsabilise les grands pollueurs et les incite à adopter des systèmes de réutilisation et de recharge. Ils insistent sur la nécessité d’intégrer le traité avec les conventions de Bâle et de Bamako, qui traitent des déchets dangereux et des déchets plastiques importés.

Rossy Muhemedi

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