Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Un enseignant, sous couvert d’anonymat, s’est confié à notre média au lendemain de la publication des résultats de l’EXETAT 2025 pour le Kasaï Oriental 1 et le Haut-Katanga 1. Il s’interroge sur la rapidité surprenante avec laquelle les items ont été acheminés à Kinshasa, seulement deux jours après les épreuves. « Le Congo est vaste, les distances énormes, mais les résultats arrivent comme par magie… », déclare-t-il, visiblement sceptique. Pour lui, cette vitesse inhabituelle soulève des doutes sur la transparence du processus.
Cet enseignant pointe une problématique récurrente : le manque de clarté dans le traitement et la centralisation des copies. Alors que les examens d’État représentent l’un des piliers du système éducatif en RDC, leur gestion continue de susciter des critiques. Le professionnel de l’éducation appelle à des mécanismes de vérification indépendants, dénonçant un système où l’opacité semble institutionnalisée.
Il rappelle enfin que la crédibilité de l’enseignement repose sur la confiance dans les examens. « Si les résultats ne reflètent pas l’effort des élèves, nous trahissons l’éducation elle-même », déclare-t-il avec gravité. Cet appel à la transparence et à l’équité doit, selon lui, interpeller le ministère de l’Éducation nationale et pousser à une réforme structurelle du système d’évaluation.
La Rédaction
Résultats précipités, doutes persistants : la voix d’un enseignant sur l’EXETAT 2025