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Quand les Églises refusent le silence : le retour du cardinal Ambongo relance le plaidoyer pour une paix durable dans une RDC en quête d’espérance

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

La paix en République démocratique du Congo ne se construira ni uniquement sur les champs de bataille, ni exclusivement autour des tables de négociation politiques. Elle exige aussi une autorité morale capable de rétablir la confiance entre les acteurs et de remettre l’intérêt national au cœur des priorités. En reprenant leur mission de plaidoyer après leur retour de Brazzaville, la CENCO et l’Église du Christ au Congo rappellent que les crises congolaises nécessitent également une mobilisation des consciences.

La concertation entre le cardinal Fridolin Ambongo, Mgr Donatien Nshole et les responsables de l’ECC traduit la volonté de maintenir une démarche commune face à une crise sécuritaire qui continue d’éprouver les populations de l’Est comme l’ensemble du pays. Dans un contexte où les initiatives diplomatiques se multiplient sans toujours produire les résultats attendus, la voix des confessions religieuses demeure l’une des rares à bénéficier d’une crédibilité auprès d’une large partie de la population.

Toutefois, le plaidoyer des Églises ne pourra produire des effets durables sans une réelle volonté politique des différents protagonistes. Les appels au dialogue doivent désormais s’accompagner d’engagements concrets, d’un respect des accords conclus et d’une prise en compte des attentes des millions de Congolais victimes des violences, des déplacements forcés et de l’insécurité chronique.

L’initiative conjointe de la CENCO et de l’ECC rappelle enfin que la paix n’est pas seulement une affaire d’institutions ou de diplomatie internationale, mais un projet national fondé sur la justice, la réconciliation et la responsabilité collective. À l’heure où la RDC cherche une sortie durable de ses multiples crises, cette démarche interconfessionnelle pourrait contribuer à maintenir ouvert le chemin du dialogue, à condition que toutes les parties choisissent de privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan

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