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Après les manifestations du 15 septembre 2026, le constat dressé par l’AJDDH est sans détour : lorsque la contestation rencontre la répression et que des groupes politiques sont accusés de s’en prendre aux manifestants, c’est toute la promesse démocratique congolaise qui vacille. Jean-Jacques Issongo, Coordonnateur Provincial de la ville-province de Kinshasa de l’AJDDH, appelle à briser cette spirale avant qu’elle ne devienne une méthode de gouvernement.
Le 15 septembre n’est pas une simple date dans le calendrier politique congolais. C’est un avertissement. À Kinshasa comme à Lubumbashi, Kisangani, Kolwezi, Likasi ou Kalemie, les manifestations convoquées par la coalition C64 ont donné lieu, selon l’AJDDH, à des restrictions, des interpellations et des violences dont les circonstances doivent désormais être établies avec rigueur. Jean-Jacques Issongo, Coordonnateur Provincial de la ville-province de Kinshasa de l’AJDDH, refuse que la rue devienne un espace où la force remplace le droit et où la confrontation politique se transforme en affrontement physique.

À Kinshasa, l’AJDDH rapporte notamment des agressions attribuées à des jeunes se réclamant de la « Force du Progrès », ainsi que des informations faisant état d’un décès et de plusieurs blessés. Ces éléments appellent des investigations indépendantes et transparentes, plutôt que des récits partisans ou des procès expéditifs. Pour Jean-Jacques Issongo, Coordonnateur Provincial de la ville-province de Kinshasa de l’AJDDH, l’État de droit ne peut être à géométrie variable : ni l’uniforme, ni l’appartenance politique, ni la proximité avec le pouvoir ne devraient constituer un permis d’impunité.

Et voici le paradoxe qui devrait interpeller tous les acteurs : comment parler de dialogue national lorsque le désaccord politique est encore susceptible de produire des arrestations, des violences ou des affrontements dans la rue ? Jean-Jacques Issongo, Coordonnateur Provincial de la ville-province de Kinshasa de l’AJDDH, rappelle que le dialogue ne peut être une salle de négociation isolée du pays réel. Il doit porter sur la paix, la protection des civils, les crises humanitaires et économiques, la lutte contre l’impunité, mais aussi sur la préparation des prochaines échéances électorales, dans le respect du cadre constitutionnel.

Le temps n’est donc plus aux postures. Il est aux actes. En appelant à des enquêtes indépendantes, à la libération des personnes arrêtées arbitrairement, au démantèlement des groupes violents affiliés aux acteurs politiques et à la préservation du processus électoral, Jean-Jacques Issongo, Coordonnateur Provincial de la ville-province de Kinshasa de l’AJDDH, adresse un message qui dépasse les clivages : la République ne peut survivre politiquement que si la violence cesse d’être un langage politique. Pouvoir, opposition, institutions, société civile et citoyens ont désormais une responsabilité commune : empêcher que la démocratie congolaise ne s’habitue à la peur.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan