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Ituri, cœur battant du bassin du Congo : quand les communautés locales alertent la COP30 sur l’urgence de protéger la biodiversité Sans sacrifier les peuples qui en sont les gardiens

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

L’Ituri, province riche d’une biodiversité exceptionnelle au sein du Bassin du Congo, fait entendre sa voix à l’occasion de la COP30. Forêts denses, savanes, rivières, lacs, écosystèmes aquatiques et savoirs traditionnels y composent un patrimoine vital pour l’équilibre climatique mondial. Pourtant, ce territoire de vie fait face à une pression croissante : exploitation minière et pétrolière non durable, déforestation, pollution des eaux, marginalisation des communautés locales dans la gouvernance écologique et absence d’alternatives économiques durables. Dans cet élan collectif, des figures comme Sultan John Toly, mobilisateur communautaire et défenseur reconnu de l’environnement, rappellent que les populations d’Ituri sont des gardiennes légitimes de ces richesses naturelles et non de simples bénéficiaires des politiques climatiques.

Un appel à la justice climatique et à la protection intégrée de la biodiversité

Les communautés locales et peuples autochtones d’Ituri demandent à la COP30 de reconnaître leur rôle central dans la protection de la nature. Leur déclaration exige une justice climatique cohérente, où les pays industrialisés honorent leurs engagements financiers pour compenser leur dette écologique. Elles appellent également à une conservation qui englobe toutes les formes de biodiversité forêts, zones humides, terres agricoles, rivières et lacs et à un moratoire sur les activités extractives destructrices dans les zones sensibles. Pour Sultan John Toly et d’autres leaders locaux, la défense de la nature doit aller de pair avec la protection des droits humains et la dignité des communautés.

Vers une alliance nouvelle entre nature, développement et gouvernance inclusive

Les signataires réclament des alternatives économiques durables, allant de l’agroforesterie à l’écotourisme communautaire, en passant par la reforestation écologique et la valorisation des produits forestiers non ligneux. Ils alertent aussi sur la nécessité urgente de protéger les lacs Albert et Édouard, ainsi que les rivières Ituri et Nepoko, menacés par la pollution et la surexploitation. À travers des organisations locales comme le FORED et la campagne TerreSansPetrole, et avec l’engagement de leaders tels que Sultan John Toly, les communautés appellent à une gouvernance partagée entre l’État, les ONG et la population. Leur message au monde est clair : Protéger la biodiversité, c’est protéger la paix, la dignité et l’avenir de tous. L’Ituri demande d’être entendue, respectée et soutenue dans cette lutte vitale.

Engagements communautaires forts pour la justice environnementale autour du Lac Albert et à Bunia

À l’issue des activités d’éducation populaire menées dans la ville de Bunia et le long du littoral du Lac Albert, les communautés locales ont formulé des engagements concrets pour la défense de leurs écosystèmes. Plusieurs groupes se sont engagés à organiser deux séances hebdomadaires d’apprentissage et de discussion sur les injustices environnementales, dans le but de renforcer leur action collective. Ces dynamiques communautaires, issues d’un processus participatif ayant abouti à une déclaration commune, témoignent de l’éveil citoyen croissant. Un grand bravo à John Sultan Toly, dont le leadership comme mobilisateur communautaire continue d’inspirer et de fédérer autour de la justice climatique.

La Rédaction

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