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La mairie de Goma a annoncé ce vendredi une mesure majeure : l’interdiction formelle de la vente et du morcellement des parcelles inférieures à 300 m². Selon le maire ad intérim, Désiré Ngabo, cette décision vise à mettre fin au désordre urbanistique croissant qui caractérise plusieurs quartiers de la ville et à prévenir les risques d’incendies amplifiés par un habitat trop densément serré. Désormais, toute parcelle ne respectant pas cette norme sera automatiquement exclue de l’éligibilité au certificat d’enregistrement, une condition essentielle pour garantir la conformité légale des propriétés.
Un cadre légal renforcé pour assainir le secteur foncier à Goma
Face à la spéculation foncière et aux pratiques anarchiques observées ces dernières années, la mairie souhaite remettre de l’ordre. Les commissionnaires immobiliers, souvent accusés de faciliter des transactions irrégulières, sont désormais tenus d’opérer dans un environnement strictement réglementé. Cette réforme entend freiner le développement de quartiers informels, mieux organiser l’occupation du sol et assurer que les nouvelles constructions respectent les normes urbanistiques établies par les autorités locales.
Prévenir les risques d’incendies et améliorer la qualité de vie
Au-delà de l’aspect administratif, la décision répond également à un impératif de sécurité publique. Les incendies récurrents dans certains quartiers de Goma sont souvent liés à la proximité excessive des habitations, rendant difficile l’intervention des services de secours. En imposant une superficie minimale de 300 m² par parcelle, la mairie espère créer davantage d’espaces entre les maisons, faciliter la circulation des secours et améliorer globalement la qualité de vie des habitants. Pour des observateurs comme Pauline Aganze, cette mesure marque un tournant dans la gestion urbaine de la ville et pourrait servir d’exemple à d’autres municipalités confrontées aux mêmes défis.
La Rédaction