Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
La Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui s’est achevée ce dimanche, laisse derrière elle bien plus qu’un palmarès sportif et des souvenirs d’émotions collectives : elle pose aussi la question cruciale de son impact socio-environnemental. La CAN est un puissant catalyseur de dynamisme économique, de cohésion sociale et de visibilité internationale, favorisant la création d’emplois temporaires, l’amélioration des infrastructures et la mobilisation citoyenne autour d’un événement fédérateur. Toutefois, ces retombées positives s’accompagnent souvent d’effets négatifs sur l’environnement, notamment l’augmentation des déchets plastiques, la pression sur les ressources en eau et en énergie, la pollution liée aux transports et l’artificialisation des sols autour des sites sportifs, ce qui impose une lecture critique et équilibrée de son héritage.
Une opportunité réelle pour promouvoir un sport écoresponsable
Bien organisée, la CAN peut devenir un véritable levier de protection de l’environnement et de sensibilisation écologique à grande échelle. Elle offre une plateforme unique pour promouvoir les énergies renouvelables dans les stades, encourager le tri et le recyclage des déchets, réduire l’usage du plastique à usage unique et intégrer des normes environnementales dans la construction et la gestion des infrastructures sportives. À travers des campagnes de communication ciblées, l’implication des supporters, des bénévoles et des acteurs locaux, la CAN peut contribuer à diffuser une culture de responsabilité environnementale, en faisant du football un allié de la transition écologique en Afrique.
Des menaces à anticiper et des actions concrètes à renforcer pour les prochaines éditions
En l’absence de politiques claires et contraignantes, l’organisation de la CAN peut toutefois devenir une menace sérieuse pour l’environnement, avec des impacts durables sur les écosystèmes urbains et naturels. Pour les prochaines éditions, les organisateurs doivent intégrer systématiquement des études d’impact environnemental, adopter des cahiers de charges verts pour les villes hôtes, renforcer la gestion durable des déchets, privilégier les transports collectifs propres et associer les organisations environnementales locales au processus décisionnel. Faire de la CAN un événement sportif durable n’est plus une option mais une nécessité, afin que la fête du football africain ne se fasse pas au détriment de l’environnement, mais qu’elle contribue au contraire à bâtir un héritage positif et responsable pour les générations futures.
La Rédaction
CAN 2025 et environnement : entre vitrine continentale, retombées sociales et défis écologiques, quel véritable impact pour l’Afrique ?