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Belame Minani Gautier alerte sur la menace du BXW et du BBTD à Idjwi : renforcer la résilience des producteurs pour sauver la filière bananière

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique

Un enjeu vital pour l’économie et la sécurité alimentaire d’Idjwi

Le bananier occupe une place centrale dans la vie socio-économique de l’île d’Idjwi, où il constitue à la fois une source essentielle de nourriture, de revenus et de stabilité pour des milliers de ménages agricoles. Pourtant, cette culture emblématique est aujourd’hui gravement menacée par deux maladies destructrices : le flétrissement bactérien du bananier (BXW) et la maladie du Bunchy Top (BBTD). Dans son travail de fin de cycle, Belame Minani Gautier, étudiant en pédagogie appliquée, option biologie, a mené une étude approfondie auprès de 400 producteurs répartis dans les groupements de Mpene, Mugote, Nyakalengwa et Bugarula afin d’évaluer les stratégies de lutte et de résilience face à ces fléaux. Ses recherches ont révélé une forte prévalence des maladies, particulièrement dans les zones où les pratiques phytosanitaires sont peu appliquées, compromettant ainsi la durabilité de la filière bananière locale.

Des résultats révélateurs d’un déséquilibre sanitaire agricole

Les conclusions de l’étude montrent que les groupements de Nyakalengwa et de Mugote sont les plus touchés, notamment à cause de la faible application des mesures d’hygiène agricole telles que la désinfection des outils, la destruction des plants infectés ou la sélection de semences saines. En revanche, le groupement de Bugarula, où les producteurs ont bénéficié d’une meilleure formation, présente un taux d’incidence plus faible. Cette situation met en évidence une corrélation directe entre la mise en œuvre des pratiques de lutte et la réduction de la propagation des maladies. Plus les mesures préventives sont appliquées, plus la fréquence des infections diminue, confirmant l’efficacité des bonnes pratiques phytosanitaires pour protéger les cultures et renforcer la productivité agricole.

Belame Minani Gautier plaide pour une approche communautaire et intégrée

Face à cette situation alarmante, Belame Minani Gautier recommande une mobilisation communautaire forte et coordonnée. Il insiste sur l’importance de renforcer la vulgarisation agricole, de former les producteurs aux techniques de lutte et d’assurer un accompagnement technique régulier. Les services agricoles doivent intensifier les formations sur la prévention et la gestion des maladies, tandis que les autorités locales doivent soutenir matériellement les zones les plus vulnérables, notamment Mpene et Nyakalengwa. Le chercheur appelle également à la mise en place de programmes communautaires d’épargne, d’appui technique et de diffusion des innovations agricoles adaptées au contexte d’Idjwi.

Vers une résilience durable portée par Belame Minani Gautier et les acteurs locaux

Pour Belame Minani Gautier, la maîtrise durable du BXW et du BBTD à Idjwi repose sur l’engagement collectif des producteurs, des autorités, des services techniques, des ONG, des églises et des partenaires au développement. Il prône une stratégie intégrée qui allie recherche scientifique, formation continue et accompagnement communautaire afin de renforcer les capacités locales. Cette approche permettra non seulement de sécuriser la filière bananière, mais aussi d’assurer la sécurité alimentaire et la stabilité économique de l’île. En définitive, sauver le bananier à Idjwi, c’est préserver l’équilibre social et économique de toute une communauté, et le travail de Belame Minani Gautier en offre les bases scientifiques et pratiques essentielles.

La Rédaction

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