Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Dans le cadre de la clôture des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, le mouvement citoyen Biso Basi Telema et l’association Mwanamke Kesho ont lancé une campagne digitale innovante à Kinshasa, avec le soutien de la MONUSCO. Cette initiative, qui s’est déroulée principalement sur les réseaux sociaux, a mis en lumière une forme de violence encore trop souvent ignorée : les cyberviolences basées sur le genre. Dans un monde de plus en plus connecté, les femmes deviennent des cibles constantes de harcèlement, d’intimidation, de diffamation et d’exploitation à travers les plateformes numériques. Cette campagne a voulu sensibiliser, informer et inciter à l’action pour garantir un espace numérique plus sûr, inclusif et respectueux des droits des femmes.

Cyberviolences : un fléau silencieux qui étouffe la voix des femmes
La campagne a révélé l’ampleur des cyberviolences que subissent les femmes congolaises : messages menaçants, diffusion non consentie d’images intimes, usurpation d’identité, chantage numérique, etc. Ces actes, bien que virtuels, ont des conséquences bien réelles sur la santé mentale, la sécurité et la participation citoyenne des victimes. Les activistes de Biso Basi Telema et les membres de Mwanamke Kesho ont partagé des témoignages poignants, relayé des conseils juridiques et organisé des espaces d’échange en ligne. L’objectif était clair : briser le silence, démystifier ces violences et responsabiliser les utilisateurs et les plateformes. Car sans espace numérique sécurisé, la voix des femmes se retrouve étouffée, freinant leur pleine participation à la vie publique et à la construction de la paix.

Créer un internet plus sûr pour renforcer la paix et l’égalité
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large : celle de construire une société inclusive où les femmes peuvent s’exprimer, militer, travailler et interagir en ligne sans crainte. En ciblant les cyberviolences, la campagne souligne l’importance de prendre en compte la dimension numérique dans les efforts de promotion de la paix et des droits humains. Le soutien de la MONUSCO à cette action citoyenne démontre l’engagement des partenaires internationaux à lutter contre toutes les formes de violences, y compris celles qui émergent dans les espaces virtuels. La mobilisation de ces organisations congolaises est un signal fort : le combat pour les droits des femmes évolue avec son temps, et il doit désormais aussi se gagner sur le terrain numérique.

La Rédaction