Voix du Paysan
Les jeunes et adolescents du territoire insulaire d’idjwi qui bénéficiaient de l’encadrement des pairs éducateurs et mentors dans leur centre d’écoute et d’informations conviviales, n’accèdent plus aux intrants nécessaires pouvant leur permettre de ne pas contracter les IST.

Jadis, quand ils étaient encadrés, on avait noté une baisse significative de ces maladies et une diminution dans la communauté insulaire d’Idjwi des cas des violences basées sur le genre, nous dit Bizaza Mutabazi responsable du CPDH.
Les droits des enfants et personnes marginalisées étaient respectés grâce à la cellule de promotion des droits humains implantée à cet effet dans le coin des jeunes à kisiza. Des visites à domicile et weekends familiaux étaient organisés afin de rapprocher les jeunes et adolescents de leurs parents vu que parler de la sexualité en famille demeure un casse-tête dans nombreuses familles d’idjwi.

Actuellement, les enfants et adolescents qui n’avaient pas bénéficié de cet encadrement, contractent les IST, les grossesses non désirées, nombreux cas des violences basées sur le genre sont signalés, les droits des enfants et personnes marginalisées sont bafoués.
Des boissons qui font la promotion du vagabondage sexuel et de la délinquance juvénile.
Idjwi est devenu une poubelle où on déverse des boissons fortement alcoolisées en provenance de la Ville de Bukavu, Goma et au Rwanda. Chaque jour on décharge des cargaisons dont, Buka Mbeto, Simba, Chaleur, Chargeur, Maziwa ya papa, Nguvu, Chief Nyiragongo, Santa, Double Vitesse, Kamotomoto, Poutine, Satellite, etc. Certaines sont produites localement, comme le Kanyanga, Boa, Mukanirwa et Wisky local.
Ce dernier temps plusieurs jeunes de 10 ans à 40 ans ne font que consommer ces boissons fortement alcoolisées, fumer du chanvre et le vagabondage sexuel à la longueur des journées. Les conséquences sont nombreuses qui conduit même à la car la fois passée un jeune ivre de ces poisons a provoqué la mort d’un papa du nom de Dewis Lukere dans le village de Buruhuka suite aux coups lui administrés.
La victime était morte quelques jours après des soins au Centre de santé Shayo selon l’information qui nous a été fournie par le journaliste Richelieu de la radio OMbuguma, nous dit Bizaza Mutabazi.
Et d’ajouter je ne comprends pas comment un État responsable peut-il laisser la latitude aux gens de fabriquer toutes ces formes de boissons très alcoolisées et de les commercialiser partout, regrettent les responsables du C.E.I.C.A/ PNMLS Monsieur BISIMWA KENDAKENDA JANVIER et CPDH/ PNMLS Monsieur BIZAZA MUTABAZI et certains d’autres défenseurs des droits humains d’idjwi

Pour ces défenseurs des droits humains, d’ici 10ans, nous n’aurons plus de jeunes à Idjwi capables de gérer la cité, si rien n’est fait pour arrêter cette forme de guerre nous imposée ici.
Aujourd’hui, des jeunes qui étaient forts physiquement et avaient de bonnes réflexions, sont devenus très minces avec un état de santé médiocre et qui ne produisent plus rien Janvier Kendakenda responsable du CEICA
La Rédaction