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Tôt ce mercredi 26 novembre 2025, une forte pluie s’est abattue sur la capitale congolaise, perturbant sévèrement les activités sur l’axe de Mokali, situé dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa. Comme à chaque épisode pluvieux, la route a été submergée, se transformant en véritable rivière et rendant la circulation quasi impossible. Les habitants, contraints de trouver des alternatives pour se rendre au travail ou à l’école, ont vu le coût du transport doubler et leur trajet s’allonger considérablement.

Un trajet devenu un casse-tête : payer deux fois, marcher, traverser et parfois tomber dans l’eau
Pour franchir la zone inondée, les passagers doivent d’abord payer un transport jusqu’à Ngambu ya pont, avant d’être pris en charge par des jeunes qui les portent sur leurs épaules contre une somme d’environ 500 FC. Après la traversée, ils déboursent encore 500 à 1 000 FC pour atteindre le quartier Pascal. Ce parcours précaire expose les habitants à des risques permanents : chutes dans l’eau, glissades, sacs mouillés, retards et pertes matérielles. L’absence d’un système de drainage adéquat fait de Mokali l’un des points noirs de la capitale dès que la pluie tombe.

Quand la catastrophe devient source d’emploi pour certains jeunes
Face à ces inondations récurrentes, plusieurs jeunes du quartier voient dans cette situation difficile une opportunité de générer un revenu. En portant les passagers d’un bout à l’autre de la zone inondée, ils développent une forme d’économie de survie qui, bien que salvatrice pour eux, reflète la précarité des infrastructures urbaines. Cette réalité met en lumière l’urgence pour les autorités de renforcer les systèmes d’assainissement, afin d’éviter que les routes ne se transforment en rivières et que les citoyens ne soient contraints de risquer leur sécurité pour simplement circuler dans leur propre ville.
La Rédaction