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Journée de la musique : hommage vibrant aux Reggae men, ces messagers de paix et de conscience

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique

En ce 21 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de la musique, mon cœur de mélomane et ma plume de journaliste vibrent à l’unisson pour rendre un hommage appuyé aux icônes du reggae. À ceux qui, par leurs voix, leurs mots et leurs rythmes syncopés, ébranlent les consciences et apaisent les âmes.

Comment évoquer le reggae sans commencer par Bob Marley, le prophète rasta du monde moderne ? L’homme au message universel qui, à travers des morceaux tels que Redemption Song, One Love ou Get Up, Stand Up, a élevé la musique au rang de combat pacifique. Il n’était pas qu’un chanteur. Il était la voix d’un peuple, l’écho des opprimés, un phare pour les luttes sociales et spirituelles.

Dans son sillage, Alpha Blondy, le fils rebelle de la Côte d’Ivoire, a su porter haut la flamme reggae en Afrique. Avec des titres comme Brigadier Sabari ou Jérusalem, il a su conjuguer panafricanisme, spiritualité et dénonciation des injustices. Son reggae, teinté de mandingue, de français et d’anglais, transcende les frontières. Il est l’un des rares artistes africains à avoir compris que la musique peut être une diplomatie culturelle.

Sur la scène locale, des artistes comme Chiken, Malabar Aspiral et les Reggae men Centro (région du Centre) méritent toute notre reconnaissance. Bien que souvent moins médiatisés, leur engagement, leur authenticité et leur lien direct avec le vécu des populations font d’eux des piliers indispensables. Leurs paroles, enracinées dans le quotidien, nous rappellent que la lutte continue, que l’espoir existe et que la musique peut guérir.

Quant à Malabar Aspiral, je tiens à saluer tout particulièrement son originalité et son engagement sans relâche. Sa manière d’imbriquer groove reggae et verbe citoyen fait de lui un repère, un inspirateur. Il chante ce que d’autres taisent. Il ose où beaucoup hésitent.

Au-delà des rythmes chaloupés, le reggae est un langage du cœur, une musique de la vérité. Il est la bande-son des luttes sociales, un exutoire pour les marginaux, un appel à l’unité dans un monde fragmenté. Aujourd’hui plus que jamais, alors que les sociétés ploient sous les crises et les clivages, cette musique nous invite à la résistance, à l’amour et à la lumière.

Chapeau bas à tous les artistes engagés ! Que vos voix continuent de porter nos douleurs, nos rêves, et nos espoirs. Vous êtes les poètes du peuple, les gardiens du feu sacré de la vérité musicale. À vous, je dois chaque note qui m’inspire, chaque vibration qui me réconforte.

Bonne fête de la musique à tous !
Et que vive le reggae, éternel et indomptable.

Jonathan Débonnaire GONISSERE, Journaliste

La Rédaction

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