Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Alors que la saison des pluies bat son plein au Tchad, la montée des eaux du fleuve Logone a durement frappé le quartier Karweï, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena. Plusieurs habitations sont inondées, des familles contraintes de fuir leurs maisons et les infrastructures locales lourdement affectées. Ce phénomène, de plus en plus récurrent, expose la capitale tchadienne à des risques majeurs de vulnérabilité humaine et environnementale.

Des communautés déplacées et des biens endommagés
Dans les ruelles de Karweï, l’eau a envahi les maisons, détruit des récoltes et bloqué l’accès à des services essentiels. Les familles touchées vivent dans une grande précarité, certaines sans abri ni assistance immédiate. Les écoles et les centres de santé peinent à fonctionner, aggravant l’impact social de cette catastrophe naturelle qui dépasse largement la simple montée des eaux.

Un échec d’anticipation et de gestion des risques
Ces inondations révèlent une défaillance chronique dans la prévention des catastrophes. L’absence de digues solides, de systèmes de drainage et de plans de réponse rapide rend les populations particulièrement exposées. À cela s’ajoute le manque de coordination entre les autorités locales et nationales, ainsi que le faible investissement dans la résilience urbaine.

Appel à l’action face à la crise climatique
Le cas de Karweï illustre l’urgence de placer l’adaptation climatique au cœur des politiques publiques. Il est impératif de renforcer les capacités des collectivités, d’initier des projets d’infrastructures durables, et d’accompagner les communautés vulnérables. Les inondations ne doivent plus être des fatalités, mais des signaux d’alerte pour construire une résilience collective.
La Rédaction