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Deux ans de silence, deux ans de trop : en Guinée, la disparition d’activistes met à l’épreuve l’État de droit et la crédibilité des autorités

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Deux ans après l’enlèvement de plusieurs responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et d’autres voix critiques, le silence qui entoure leur sort demeure une blessure ouverte pour la Guinée. L’absence d’informations crédibles sur ces disparitions nourrit les inquiétudes des familles, des défenseurs des droits humains et de tous ceux qui considèrent que la liberté d’expression et l’engagement citoyen ne devraient jamais conduire à la disparition forcée.

En s’associant à la campagne réclamant leur libération, de nombreuses voix rappellent qu’aucune transition politique ne peut durablement s’affranchir du respect des droits fondamentaux. La confiance entre les citoyens et les institutions se construit sur la transparence, la justice et le respect des garanties légales, non sur la peur ou l’incertitude. Toute allégation de disparition forcée mérite une enquête indépendante, impartiale et transparente.

Les autorités guinéennes ont aujourd’hui l’occasion d’envoyer un signal fort en faisant toute la lumière sur le sort des personnes portées disparues, en garantissant leurs droits et, le cas échéant, en procédant à leur libération conformément à la loi. La stabilité d’un pays se mesure aussi à sa capacité à protéger les libertés publiques et à accepter le pluralisme politique. En Guinée, le retour de la confiance passe inévitablement par la vérité, la justice et le respect de la dignité humaine.

Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan

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