Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
L’eau avant les hydrocarbures : un choix vital pour les populations riveraines
Dans plusieurs régions stratégiques de la République Démocratique du Congo, telles que Muanda sur la côte atlantique, le lac Albert à l’est et le lac Kivu au Sud-Kivu, les communautés locales tirent la sonnette d’alarme face à l’exploitation des hydrocarbures. Leur message est clair : Nous ne buvons pas du pétrole !. Ces zones riches en biodiversité et en ressources hydriques sont aussi les piliers de la vie locale. Pour les populations riveraines, l’eau est bien plus précieuse que le pétrole ou le gaz. Elle irrigue les cultures, nourrit le bétail, permet la pêche artisanale, et constitue une source de survie quotidienne. Elles dénoncent un modèle extractiviste imposé sans leur consentement, qui menace non seulement leur environnement immédiat, mais aussi leur futur collectif.
Un combat porté par des voix citoyennes et environnementales
Face à cette menace grandissante, des voix s’élèvent avec courage. Parmi elles, John Lufukaribu Toly, éducateur environnemental et militant infatigable, défend une vision d’un Congo où le développement se construit en harmonie avec la nature, dans le respect des droits humains et des générations futures. Pour lui, les projets pétroliers et gaziers mis en place dans des zones sensibles ne tiennent compte ni des réalités locales ni des urgences climatiques. Il appelle à une transition juste, fondée sur les énergies renouvelables et la gouvernance environnementale participative. Ce combat est aussi celui des citoyens ordinaires, des pêcheurs aux agriculteurs, qui refusent de voir leur quotidien sacrifié au profit d’intérêts étrangers.
Préserver l’eau, c’est préserver l’avenir du Congo
L’eau est une ressource stratégique. La polluer avec des hydrocarbures ou des projets de captage de gaz méthane sans garanties environnementales revient à hypothéquer la souveraineté alimentaire, sanitaire et économique du pays. Les lacs Kivu et Albert, tout comme la côte de Muanda, sont des écosystèmes fragiles dont la contamination pourrait être irréversible. Au lieu de céder aux promesses illusoires des multinationales, les communautés appellent à renforcer la protection des ressources naturelles et à investir dans des alternatives écologiques. Le refus de ces projets n’est pas un rejet du progrès, mais une exigence de justice environnementale, portée par des citoyens conscients de la valeur inestimable de l’eau.
La Rédaction
De Muanda au lac Kivu en passant par le lac Albert, un cri pour l’eau : les communautés disent non au pétrole et au gaz destructeurs