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John Sultan Toly alerte : comment les États-Unis financent leur propre destruction climatique

Voix du Paysan – Pour une information engagée au service des citoyens et de la justice climatique

Alors que la crise climatique exige des choix courageux, les États-Unis prennent une direction inquiétante. Le gouvernement américain s’apprête à gaspiller jusqu’à 10 milliards de dollars par an pour maintenir en activité des centrales à charbon non rentables, alors même que les compagnies d’électricité avaient prévu de les fermer. Cette décision, soutenue par le ministère de l’Énergie, va à l’encontre de toute logique environnementale et économique, en augmentant les factures des ménages tout en aggravant la pollution.

Rencontré par www.dec-rdc.org dans la province de l’Ituri, avec plusieurs visites dans les territoires de Mahagi, Irumu et Djugu au bord du lac Albert, John Sultan Toly, jeune organisateur communautaire engagé dans la lutte climatique, dénonce avec force cette dérive : Ce n’est pas de la sécurité énergétique, c’est du sabotage climatique payé avec l’argent public. Il rappelle que pendant ce temps, le programme Solar for All, qui visait à équiper des millions de foyers modestes en énergie solaire, est menacé de coupes de 7 milliards de dollars. Un choix politique qui inverse les priorités : du progrès vers la régression, de la santé publique vers les profits polluants.

Mais un vent d’espoir souffle : les grandes banques se détournent du charbon et du pétrole. En 2025, les financements fossiles des six principales banques américaines ont chuté de 25 %. Morgan Stanley a réduit ses prêts de 54 %, et même JPMorgan revoit ses engagements. Ce désengagement, dicté par la logique économique autant que par la pression climatique, montre que l’avenir appartient aux énergies propres.

Pour John Sultan Toly, ce changement doit aussi inspirer les pays du Sud : « Nous ne devons pas répéter les erreurs des puissances polluantes. » En République Démocratique du Congo, il appelle à résister aux projets fossiles destructeurs comme ceux prévus sur le lac Albert et à investir dans des alternatives durables. Le combat pour la vérité, contre la corruption climatique, commence par l’information et l’organisation des communautés.

La Rédaction

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