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À Beni, la route ne devrait pas être seulement une promesse de bitume, mais un contrat de confiance avec le contribuable. Le militant et activiste des droits humains pour la justice sociale et la dignité humaine, Mwamisyo Ndungo King, demande à la SSV de lever le voile sur sa méthode de construction.
La question posée par Mwamisyo Ndungo King dépasse le simple débat technique. Elle touche au cœur d’un enjeu public : que deviennent les millions mobilisés pour construire des infrastructures censées servir les citoyens pendant des années ? L’activiste dit s’interroger sur la préparation de la plateforme routière et affirme n’avoir constaté « aucun traitement » du sol existant avant la mise en œuvre des différentes couches.
Dans une ville où les sols, les pluies et la gestion des eaux imposent des exigences particulières, la chaussée ne peut être pensée comme une simple succession de couches. Mwamisyo Ndungo King, militant engagé pour la justice sociale et la dignité humaine, réclame donc que la SSV rende publiques les études géotechniques et les éléments techniques ayant fondé ses choix. Une demande qui mérite une réponse documentée, loin des invectives comme des silences.
Car une route mal conçue ne se contente pas de se fissurer : elle finit par fissurer la confiance. Si les inquiétudes de l’activiste étaient confirmées par une expertise indépendante, c’est la question de la gestion des ressources publiques et de la qualité des infrastructures qui serait posée. Mais si elles ne l’étaient pas, les études et contrôles techniques permettraient précisément de dissiper les soupçons. Dans les deux cas, la transparence est la meilleure réponse.
Mwamisyo Ndungo King appelle ainsi la société civile, les activistes et les forces vives de Beni à ne pas détourner le regard. L’enjeu n’est pas de condamner une entreprise avant toute vérification, mais d’exiger que chaque ouvrage financé par l’argent du contribuable soit soumis à l’exigence de qualité, de contrôle et de redevabilité. La SSV est désormais interpellée : aux accusations, elle peut répondre par des preuves.
À Beni, la véritable bataille n’est donc pas celle du béton contre la terre, mais celle de la responsabilité contre l’opacité. Mwamisyo Ndungo King a lancé l’alerte ; il appartient désormais aux autorités compétentes et aux structures indépendantes de vérifier les faits. Car dans un pays où les routes coûtent cher et vieillissent parfois trop vite, la dignité du citoyen commence aussi par une infrastructure qui ne transforme pas l’argent public en ouvrage éphémère.
La Rédaction
Beni : Mwamisyo Ndungo King met la SSV au défi — quand l’argent public exige des routes qui durent