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Une nouvelle tragédie vient d’endeuiller la communauté autochtone pygmée dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, le campement de Ngadi, situé dans la commune de Ruwenzori à Beni, a été la cible d’une attaque sanglante attribuée aux rebelles ADF. Selon les premières informations, au moins six personnes ont été sauvagement assassinées, parmi lesquelles le célèbre artiste comédien Shukurani Nzanzu Mangesi et son père biologique. Plusieurs autres habitants demeurent portés disparus, plongeant les familles dans l’angoisse et la désolation. Ce massacre constitue une nouvelle atteinte grave aux droits humains et à la dignité d’une communauté déjà fortement vulnérable.
Face à cette barbarie, l’Initiative des Femmes Autochtones Pygmées pour la Paix et le Développement Endogène (IFAPPDE) condamne avec la plus grande fermeté ces crimes odieux commis contre des citoyens sans défense. Il est inacceptable que des populations vivant dans une zone urbaine sous contrôle de l’État continuent d’être massacrées dans une quasi-indifférence. Cette attaque rappelle une fois de plus les souffrances que subissent les communautés autochtones pygmées, régulièrement victimes des violences des groupes armés qui sèment la terreur, provoquent des déplacements forcés et menacent leur survie même. Le silence et l’inaction face à ces atrocités ne font qu’encourager les auteurs de ces crimes à poursuivre leurs exactions.
Nous exigeons des autorités congolaises l’ouverture immédiate d’enquêtes sérieuses, indépendantes et transparentes afin d’identifier, poursuivre et traduire en justice tous les responsables de ce massacre. Les criminels, leurs complices et tous ceux qui participent de près ou de loin à ces actes doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. La mémoire des victimes exige vérité, justice et réparation. La nation congolaise ne peut accepter que le sang des innocents continue de couler dans l’impunité. Plus que jamais, la protection des populations civiles et la défense des droits des peuples autochtones doivent devenir une priorité absolue.
La Rédaction
Beni : le sang des Autochtones Pygmées continue de couler, l’impunité doit cesser et les criminels doivent répondre de leurs actes devant la justice