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Face à la progression de la maladie à virus Ebola dans la région, l’appel à la vigilance de l’honorable Mafungula Christian résonne comme un avertissement à toute une communauté.
À Kalunguta, dans le village de Kinyimbungu, l’honorable Mafungula Christian refuse que la peur laisse place à l’insouciance. En pleine campagne de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola, le député provincial élu de Beni a choisi les mots simples d’un proverbe pour toucher les consciences : « La personne qui a déjà été mordue par un serpent doit aussi avoir peur du ver de terre. » Derrière cette image populaire, une vérité implacable : lorsqu’une communauté a déjà payé le prix d’une épidémie, aucun signe ne doit être banalisé.
L’appel de Mafungula Christian est donc moins un discours politique qu’un cri d’alarme sanitaire. À Beni comme ailleurs, Ebola ne laisse guère de place à l’imprudence : signaler rapidement tout cas suspect, respecter les règles d’hygiène, éviter les contacts avec les malades et les dépouilles et coopérer avec les équipes de riposte peuvent faire la différence entre une chaîne de transmission maîtrisée et une tragédie collective. Mafungula rappelle ainsi que la vigilance commence au seuil de chaque maison.
Mais le message de Mafungula Christian va plus loin : il invite chaque habitant à devenir un maillon de la riposte. Dans une région déjà éprouvée par les crises, la maladie ne doit pas trouver dans la fatigue, les rumeurs ou le relâchement un nouvel allié. À Kalunguta, le député transforme donc le proverbe en mot d’ordre : contre Ebola, la prudence n’est jamais excessive. Car lorsqu’une vie est en jeu, mieux vaut craindre le moindre ver de terre que découvrir trop tard qu’il cachait un serpent.
Éditeur- Voix du Paysan.
À Kalunguta, l’alerte d’Ebola portée par Mafungula : « Même le ver de terre doit faire peur »