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Quand le football brille au prix de la planète : les lourds coûts écologiques cachés de la Supercoupe d’Espagne jouée en Arabie Saoudite !

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique

La Supercoupe d’Espagne, autrefois ancrée dans le calendrier local, s’est transformée en un événement mondialisé, désormais organisé en Arabie Saoudite. Si cette délocalisation vise à maximiser les profits et l’exposition médiatique, elle soulève de sérieuses préoccupations écologiques. Le transport aérien massif des équipes, des staffs techniques, des journalistes et de milliers de supporters engendre une empreinte carbone énorme, pour un tournoi qui ne dure que quelques jours. À cela s’ajoute l’impact environnemental des installations sportives construites ou adaptées dans un environnement désertique où tout de la pelouse à l’air climatisé  doit être artificiellement maintenu.

Climatisation à outrance et stades énergivores

Les stades utilisés en Arabie Saoudite, souvent à ciel ouvert et situés dans des zones très chaudes, nécessitent une climatisation puissante pour assurer un minimum de confort aux joueurs et spectateurs. Cela implique une consommation énergétique considérable, alimentée en grande partie par des énergies fossiles. Entre les systèmes de refroidissement, les écrans géants, l’éclairage nocturne et les transports internes, l’impact énergétique de cet événement dépasse de loin celui d’une compétition locale en Espagne. Ce modèle, pensé pour le spectacle et le prestige, ignore délibérément les enjeux environnementaux urgents.

Quand le sport oublie sa responsabilité climatique

Alors que le monde sportif commence à s’engager timidement dans des démarches écologiques, ce type de compétition délocalisée illustre une déconnexion inquiétante avec la réalité climatique. Organiser une compétition nationale à des milliers de kilomètres, uniquement pour des raisons économiques, revient à sacrifier l’éthique environnementale sur l’autel du business. Il est temps que les grandes instances du football prennent leurs responsabilités en intégrant des critères de durabilité dans leurs choix d’organisation, car l’avenir du sport ne peut plus s’écrire en contradiction avec celui de la planète.

La Rédaction

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