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Alliance des États du Sahel : la Force unifiée de l’AES entre en ordre de bataille et affiche une nouvelle doctrine de défense collective souveraine

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L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a franchi une étape majeure dans la consolidation de sa souveraineté sécuritaire avec la mise en activité officielle de sa Force unifiée. Consacrée le 20 décembre 2025 à Bamako lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la Confédération de l’AES, cette entrée en ordre de bataille symbolise la volonté des trois États de prendre en main leur sécurité commune. Forte d’environ 5 000 soldats et dotée d’un état-major intégré, cette armée conjointe se déclare désormais prête à répondre à toute agression, qu’elle provienne de groupes armés non étatiques ou d’États, sur terre comme dans les airs.

Une armée commune fondée sur la coordination, la dissuasion et la riposte collective

La Force unifiée de l’AES repose sur une mutualisation des moyens terrestres, aériens et de renseignement, avec une doctrine commune axée sur l’anticipation des menaces et la dissuasion. Annoncée dès janvier 2025 par les ministres de la Défense des trois pays, sa création répond aux défis sécuritaires transfrontaliers persistants dans le Sahel. Selon les autorités confédérales, toute attaque contre l’un des États membres sera désormais considérée comme une agression contre l’ensemble de l’AES, impliquant une réponse collective proportionnée, incluant le contrôle et la défense de l’espace aérien devenu un enjeu stratégique central.

Entre premières opérations conjointes et affirmation d’une souveraineté assumée

Au-delà de sa portée symbolique, la Force unifiée de l’AES a déjà engagé des opérations conjointes dans les zones frontalières, conduisant à la neutralisation de groupes armés et à la destruction de bases logistiques terroristes. L’affirmation récente du contrôle de l’espace aérien, notamment après des incidents impliquant des aéronefs étrangers, traduit une posture de fermeté et de vigilance accrue. Portée politiquement par le Général Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdourahamane Tiani, cette dynamique marque un tournant dans l’architecture sécuritaire du Sahel et ouvre une nouvelle phase de construction d’une souveraineté sahélienne collective, assumée et revendiquée.

La Rédaction

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