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Alors que le nombre de crises humanitaires augmente en RDC, les enfants du territoire insulaire d’Idjwi sont en première ligne des violations de leurs droits. Le 21 décembre 2025 restera gravé comme une journée sombre, marquée par une agression brutale infligée à plusieurs enfants dans le village de Kilala, groupement Nyakalengwa, chefferie de Ntambuka. Des témoins et familles affirment que des enfants ont été fouettés et torturés avec une violence inouïe, dans un traitement inhumain et dégradant, violant toutes les normes de protection de l’enfance. Alors que la Convention relative aux droits de l’enfant impose aux États parties de protéger les mineurs contre toute forme de violence, les populations locales attendent une réponse ferme et exemplaire.

Un acte de torture orchestré par Safari Kindungwe, connu dans le village
Selon des sources locales contactées par notre rédaction, l’auteur présumé de ces sévices serait Safari Kindungwe, un habitant influent du village de Kilala. Plusieurs victimes, encore sous le choc, affirment avoir subi des coups et des humiliations publiques sans qu’aucune justification légale ou sociale ne puisse expliquer un tel déchaînement de violence. Ces actes sont d’une gravité extrême et constituent une violation flagrante de la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en RDC. Les autorités judiciaires et administratives locales sont interpellées pour agir en urgence, non seulement pour protéger les victimes, mais aussi pour que justice soit rendue. La communauté d’Idjwi appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante.

Safari Kindungwe doit répondre de ses actes devant la justice
Face à cette situation alarmante, les familles des victimes exigent réparation, justice et surtout des garanties de non-répétition. Pour elles, il est inconcevable que de tels actes restent impunis. Safari Kindungwe, identifié clairement comme l’auteur de ces actes ignobles et dégradants, doit répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. Ce qu’il a fait à nos enfants est inhumain. Il faut que cela cesse, a déclaré un parent sous anonymat à notre équipe. Les ONG de protection de l’enfance et les autorités doivent unir leurs efforts pour bâtir un système local résilient, capable d’anticiper les violences et de garantir la sécurité et la dignité des enfants d’Idjwi. Le silence ou l’impunité serait une autre forme de complicité.
La Rédaction