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Voix oubliées de la forêt : les peuples autochtones du Congo réclament justice

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Chaque 9 août, à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, les projecteurs s’allument brièvement sur les communautés autochtones du monde, les Volontaires de GreenPeace, donnent la voix au communautés riveraines des aires protégées. En République Démocratique du Congo, notamment à Mbandaka, dans la grande forêt tropicale, les peuples pygmées de Lokoloma et la communauté de Penzele en sont un vivant exemple. À travers leurs chants, leurs rites et leur lien profond avec la forêt, ces peuples incarnent une sagesse millénaire, essentielle à la préservation de la biodiversité du Bassin du Congo.

Mais une fois les projecteurs éteints, le silence retombe. Derrière les visages peints et les costumes traditionnels, une autre réalité persiste : celle de la marginalisation, de la dépossession des terres, du manque d’accès à l’éducation, aux soins et à la justice. Les peuples autochtones sont encore trop souvent traités comme des figurants folkloriques, et non comme des détenteurs de droits. Leur existence est menacée par l’exploitation forestière illégale, les projets industriels et l’absence de politiques publiques adaptées à leurs besoins.

Les communautés pygmées de Lokoloma, rencontrées lors d’une expédition des volontaires de Greenpeace, témoignent de leur lutte quotidienne pour survivre dans une forêt qu’ils protègent instinctivement mais dont ils sont peu à peu chassés. Le chef de Penzele, lui aussi, dénonce la confiscation de leurs terres ancestrales par des intérêts économiques extérieurs. Ces voix appellent à une reconnaissance pleine et entière de leurs droits territoriaux, culturels et sociaux, au-delà de la seule célébration symbolique du 9 août.

Et de côcoureurs, les Volontaires de Greenpeace pensent que la RDC, riche de sa diversité culturelle et écologique, a la responsabilité de protéger ces peuples qui sont les véritables gardiens de ses forêts. Il est temps de passer des discours aux actes, d’inscrire leurs droits dans les lois, et de leur donner les moyens de décider pour eux-mêmes. Car sans les peuples autochtones, il n’y a pas de futur durable pour le Bassin du Congo.

La Rédaction

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