Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Le parc national des Virunga, patrimoine mondial de l’UNESCO, subit de lourdes pressions dues aux conflits armés persistants dans l’est de la République Démocratique du Congo. Bien que le droit international de l’environnement, notamment les Conventions de Genève et les protocoles additionnels, reconnaisse la protection des sites naturels en période de guerre, son application reste limitée dans les zones où l’insécurité est chronique. Le parc devient alors un théâtre d’affrontements, d’exploitation illégale de ressources et d’atteintes graves à la biodiversité.
Les groupes armés utilisent les ressources naturelles du parc comme source de financement : bois, charbon, et parfois même exploitation pétrolière illicite. Ces activités sont contraires aux dispositions de la Convention du patrimoine mondial et d’autres instruments comme la Convention sur la diversité biologique. Pourtant, malgré les engagements internationaux, la RDC peine à faire respecter ces textes sur le terrain, faute de moyens, de stabilité, et de coordination effective entre institutions civiles, militaires et environnementales.
Face à cette situation, les appels se multiplient pour que la communauté internationale renforce ses mécanismes de suivi et de sanctions en cas de violations environnementales en contexte de guerre. Le cas du parc des Virunga révèle l’urgence d’articuler paix, sécurité et préservation de l’environnement comme piliers indissociables du développement durable en zone de conflit.
La Rédaction
Virunga sous les balles : Le droit international de l’environnement à l’épreuve des conflits armés à l’Est de la RDC