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L’arrestation à Bangkok d’un ressortissant vietnamien en possession de 11,7 kg de cornes de rhinocéros, expédiées depuis Lubumbashi en République démocratique du Congo selon des informations relayées par la DW, met en lumière le rôle de plus en plus préoccupant de la RDC comme plateforme de transit dans le trafic international d’espèces protégées, un phénomène qui dépasse largement le simple crime environnemental pour devenir une menace pour la gouvernance, la sécurité et l’image du pays, alors même que plusieurs observateurs estiment que ces cornes proviendraient probablement d’autres pays africains, la RDC étant actuellement engagée dans des efforts de réintroduction et de protection du rhinocéros, espèce autrefois proche de l’extinction sur son territoire, ce qui souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle, de coopération régionale et de lutte contre les réseaux criminels exploitant les failles logistiques et institutionnelles du continent, tout en rappelant que ce commerce illégal détruit des décennies d’efforts de conservation et prive l’Afrique de son patrimoine naturel au profit d’une économie de contrebande sans scrupules.
Un trafic qui alimente une économie criminelle mondiale au détriment de la conservation
Ce nouveau coup de filet rappelle que le trafic de cornes de rhinocéros reste l’un des marchés noirs les plus lucratifs au monde, alimenté par une demande persistante en Asie où ces produits sont encore utilisés dans certaines médecines traditionnelles ou recherchés comme symboles de richesse, encourageant ainsi des réseaux criminels organisés à massacrer des animaux protégés et à exploiter les failles des systèmes douaniers africains, une situation qui fragilise les efforts de conservation menés par de nombreux pays, y compris la RDC qui tente pourtant de restaurer la présence de cette espèce sur son territoire ; cette économie illégale constitue non seulement un désastre écologique mais aussi une source de financement pour des réseaux de criminalité transnationale, ce qui justifie une condamnation ferme de ce trafic qui détruit la biodiversité et compromet l’avenir des générations futures au profit de profits illicites à court terme.
Renforcer la lutte régionale pour protéger la biodiversité et restaurer la crédibilité environnementale
Face à cette situation, les experts appellent à une coopération plus étroite entre États africains, agences internationales et organisations de conservation afin de renforcer la surveillance des corridors de transit, moderniser les contrôles douaniers et démanteler durablement les réseaux impliqués dans cette contrebande qui ternit l’image de pays engagés dans la protection de la faune sauvage, car la lutte contre ce trafic doit devenir une priorité sécuritaire autant qu’environnementale, d’autant plus que la RDC cherche aujourd’hui à se positionner comme un acteur de la conservation en Afrique centrale ; condamner fermement cette économie criminelle et investir dans la protection de la biodiversité apparaît désormais comme une nécessité pour préserver non seulement les rhinocéros mais aussi la crédibilité et la souveraineté environnementale de toute une région face à un commerce illégal qui ne connaît pas de frontières.
La Rédaction
Trafic de cornes de rhinocéros : l’arrestation d’un ressortissant vietnamien à Bangkok avec une cargaison passée par Lubumbashi révèle la RDC comme nouveau maillon stratégique d’un commerce faunique mondial aux lourdes conséquences sécuritaires et environnementales