Le consortium des mouvements citoyens et groupes de pression réunis au sein du Bloc Uni pour le développement du Congo, BUDC en sigle exprime de vives préoccupations concernant la taxe urbaine de 1% perçue par la Société Nationale d’Électricité (SNEL) sur chaque facture d’électricité au titre de l’éclairage public pour la population de la ville de Bukavu.
Notons que cette taxe destinée à financer l’éclairage des rues et à renforcer la sécurité des citoyens dans la ville de Bukavu, semble pourtant n’avoir aucun impact visible sur le terrain.
Pourtant cet argent devrait être remis à la mairie de Bukavu pour éclairer la ville, ce qui n’est pas le cas, affime Byamungu Kazimiri, coordonnateur de BUDC.
Et de continuer que malgré ces prélèvements réguliers, la ville de Bukavu reste plongée dans l’obscurité une fois la nuit tombe, mettant en péril la sécurité des habitants et accentuant les risques d’accidents et d’insécurité sur les artères et avenues de la ville.
Face à cette situation, il est du devoir de la SNEL de rendre des comptes et de justifier clairement l’affectation de cette taxe. Les habitants ont légitimement le droit de savoir où vont leurs contributions et quelles sont les actions concrètes mises en place pour améliorer l’éclairage public.
Le manque de transparence de la SNEL soulève de nombreuses interrogations et alimente la suspicion de détournements de fonds, ce qui accroît le mécontentement de la population.
Pour la SNEL, la stratégie qui est de réduire la grogne sociale semble inacceptable : elle aurait organisé ce que nous qualifions de « corruption morale » de certains acteurs de la société civile pour les amener à taire leurs critiques et étouffer la curiosité de la population.
En procédant ainsi, la SNEL, et plus particulièrement son Directeur Régional JOVY MULEMANGABO, se trouve en porte-à-faux avec son obligation de transparence et de bonne gouvernance. Corrompre des individus pour les pousser à faire taire la population ne fait que renforcer les soupçons et nuire à l’image de l’institution.
C’est ainsi que le BUDC veut savoir :
Dans quel compte est logé cet argent de 1 % ?
Quelles sont les personnalités qui ont accès à ce compte ?
Pouvez-vous expliquer à la population le montant versé dans le compte de la mairie depuis l’avènement du courant cash-power, le 20 novembre 2020 ?
La population veut connaître le montant que la SNEL verse mensuellement dans le compte de la mairie.
En ce moment, le BUDC met donc en garde les corrompus et leurs corrupteurs, qui, sous couvert de propagande, cherchent à détourner l’attention et à étouffer toute tentative de dénonciation.
A ceux qui profitent de cette situation en sacrifiant l’intérêt général au profit d’intérêts personnels, les habitants rappellent que la lutte pour la justice sociale ne sera pas étouffée par quelques manœuvres.
En somme, le BUDC demande des éclaircissements immédiats de la part du Directeur Régional de la SNEL quant à la destination des fonds collectés pour l’éclairage public pour la population de Bukavu. Il est essentiel que des mesures soient prises pour garantir que cette taxe soit utilisée de manière transparente et qu’elle bénéficie réellement aux citoyens. Toute tentative de manipulation visant à faire taire la population ne fera que renforcer sa détermination à lutter pour une gestion transparente et équitable de ses ressources.
Le BUDC accorde un délai de 5 jours au Directeur régional pour fournir toutes les réponses à ces questions. Faute de quoi, nous passerons à des actions de grande envergure conformément à la loi, affirme Me BYAMUNGO KAZIMIRI Samuel, coordonnateur national de BUDC