Voix du Paysan
Dans une déclaration parvenue à votre média ce lundi 30 décembre, le mouvement citoyen lutte pour le changement, Lucha s’interroge pour savoir pour c’est seulement, le 20 décembre 2024 qu’on a découvert 17 chinois au Sud-Kivu impliqués dans l’exploitation illégale des minerais à Walungu?
Pour ce mouvement citoyen, ce qui devait être un pas vers la justice et la répression contre une mafia minière internationale et nationale semble se transformer en un jeu politique et administratif souillé de pires complicités de corruption à ciel ouvert.
Sans crainte de la réaction du peuple, le Gouverneur du Sud-Kivu dénonce ce qu’il appelle un coup contre la province du Sud-Kivu, car après leur arrestation, ils ont été mis à la disposition de la police qui les a ensuite transférés à la DGM.
Le Gouverneur précise que la DGM les a expulsé du territoire congolais sans en informer l’autorité provinciale qui mettait la pression pour le paiement de 10 millions USD.
Les chinois sont passés par le Rwanda avant de retourner dans leur pays après 4 ans d’exploitation aurifère sans titre de séjour ni permis d’exploitation.
Le Gouverneur regrette en disant, lorsque j’ai appelé le directeur de la DGM, il m’a dit qu’il avait agi sur instruction de sa hiérarchie à Kinshasa. Pourtant, nous avions discuté de cette affaire en conseil de sécurité et convenu qu’ils ne devaient pas être libérés.
Pour la LUCHA, il y a plus des questions que des réponses dans cette mafia minière au Sud-Kivu depuis des années, entre autres :
Quelle est cette hiérarchie qui se trouve au-dessus du chef de l’Etat pour permettre à ces bandits de s’échapper en toute impunité ?
Pourquoi ces chinois, directement impliqués dans une exploitation illégale qui nuit gravement à l’environnement et aux communautés locales, ont-ils été autorisés à quitter la province dans des circonstances aussi floues et dénudées d’explication ?
Le Gouverneur, apparemment soutenu par le chef de l’Etat, a-t-il vraiment agi seul ? Ou a-t-il été poussé par des forces invisibles, en haut lieu, afin de laisser ces criminels s’échapper ?
Pourquoi l’argent généré par les minerais ne profite-t-il pas à la population du SudKivu ?
Qui protège réellement cette mafia minière qui ruine les ressources naturelles du pays et la dignité des communautés locales avec ? Qui sont les véritables parrains de ce réseau criminel international qui, à défaut d’être jugé, continue de prospérer dans les ombres du pouvoir ?
Et d’ajouter, ce mouvement citoyen qui milite pour la justice sociale et la dignité humaine regrette de voir que sept jours après il n’y a pas de mesures qui sont prises pour que la population puisse comprendre ce qui se passe exactement dans le secteur minier en province du Sud-Kivu.
Face à cette corruption et pour nous éviter que les ressources du pays ne soient volées par les nationaux et les internationaux, la LUCHA exige :
Que la justice puisse se saisir du dossier, pour que tous ceux qui ont facilité cette évasion soient poursuivis quel que soit leur rang social pour mettre fin à l’impunité;
Que la DGM puisse restituer dans le compte de la province du Sud-Kivu la somme de 10 millions USD que les criminels chinois devaient à la province du Sud-Kivu ;
Qu’un contrôle sérieux sans complaisance soit organisé dans tous les territoires du Sud-Kivu pour traquer les voleurs des minerais du Sud-Kivu.
La Rédaction