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L’atelier de validation des structures organiques de l’administration foncière s’est ouvert ce mardi dans un contexte marqué par une volonté affirmée de réforme profonde du secteur foncier. Cette rencontre stratégique réunit des cadres de l’administration, des experts techniques et des partenaires institutionnels autour d’un objectif central : mettre définitivement fin à un dispositif organisationnel hérité de 1982, aujourd’hui jugé inadapté aux réalités actuelles. Après plus de quatre décennies, ce cadre ancien montre ses limites face aux défis contemporains liés à la gestion des terres, à la croissance démographique, aux conflits fonciers récurrents et aux exigences de bonne gouvernance. La validation de nouvelles structures organiques apparaît ainsi comme une étape décisive pour jeter les bases d’une administration foncière plus cohérente, efficace et capable d’accompagner la réforme de la Loi dite foncière, tout en répondant aux attentes des citoyens en matière de sécurité juridique et de stabilité sociale.

Une volonté politique affirmée pour moderniser l’administration foncière
En ouvrant officiellement cet atelier, S.E. Mme O’Neige N’sele a souligné l’urgence de doter le pays d’une administration foncière moderne, transparente et performante. Pour la ministre, la réforme structurelle engagée ne se limite pas à un simple réaménagement administratif, mais constitue un levier essentiel pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. O’Neige N’sele a insisté sur la nécessité de repenser l’organisation interne des services fonciers afin de les aligner sur les principes de redevabilité, de clarté des compétences et d’efficacité dans la délivrance des actes fonciers. Selon elle, la validation de ces nouvelles structures permettra de mieux encadrer les agents, de réduire les pratiques opaques et de renforcer la crédibilité de l’administration foncière, appelée à jouer un rôle clé dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix sociale.

La réforme foncière, un pilier pour la sécurisation des droits et la paix sociale
Au-delà de l’aspect administratif, S.E. Mme O’Neige N’sele a rappelé que la réforme des structures organiques s’inscrit dans une vision plus large de sécurisation des droits fonciers et de développement durable. Dans un pays où la terre constitue à la fois un facteur de subsistance, d’identité et de tensions, une administration foncière efficace est indispensable pour garantir l’équité et la stabilité. O’Neige N’sele a mis en avant l’importance d’une administration capable d’accompagner la mise en œuvre de la nouvelle Loi foncière, en assurant une meilleure protection des droits des communautés, des investisseurs et de l’État. Elle a également appelé les participants à formuler des propositions réalistes et adaptées aux réalités du terrain, afin que les structures validées deviennent de véritables outils de gouvernance foncière au service de la paix sociale et du développement du pays.
La Rédaction