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RDC : le plastique, l’autre menace qui sabote le « pays solution »

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

La RDC veut se présenter comme une puissance climatique mondiale. Mais pendant que Kinshasa revendique son rôle de « pays solution », les plastiques étouffent ses rivières, souillent ses lacs et fragilisent les moyens de subsistance des communautés.

Ce lundi 14 septembre 2026, l’AICED a adressé une note de plaidoyer au ministère national de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat. Son message est sans détour : la pollution plastique n’est plus une nuisance secondaire. Elle devient une menace environnementale, sanitaire et économique qui exige une réponse politique à la hauteur du problème.

Car il y a une contradiction que la RDC ne peut éternellement maquiller. Comment prétendre être un « pays solution » face aux changements climatiques lorsque les déchets plastiques s’accumulent dans les villes, gagnent les cours d’eau et finissent dans les écosystèmes dont dépendent des millions de Congolais ? La forêt ne suffit pas à faire une politique climatique. Encore faut-il protéger les milieux qui font vivre les populations.

Derrière chaque sachet abandonné, chaque bouteille jetée dans un caniveau, chaque emballage emporté vers un lac, il y a une facture que quelqu’un finira par payer : pêcheur privé de ressources, agriculteur exposé à la dégradation de son environnement, communauté confrontée à l’insalubrité, citoyen exposé aux risques sanitaires. Le plastique n’est donc pas seulement une affaire de propreté. C’est une question de justice environnementale et de dignité humaine.

La note de l’AICED place désormais le ministère devant une responsabilité claire : concevoir une feuille de route nationale ambitieuse, réaliste et mesurable contre la pollution plastique. Réglementation, réduction à la source, collecte, recyclage, sensibilisation, responsabilité des producteurs et protection des cours d’eau doivent cesser d’être des promesses dispersées.

La RDC ne peut pas demander au monde de regarder ses forêts tout en laissant ses déchets défigurer ses villes et ses eaux. Le véritable « pays solution » sera celui qui saura transformer ses engagements climatiques en actes quotidiens. Le plastique a lancé le défi. Aux autorités de montrer si la République démocratique du Congo entend réellement le relever.

La Rédaction

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