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Quand la guerre contre la drogue devient un prétexte : comment la Prohibition alimente l’extractivisme et l’ingérence impériale sous couvert de lutte antiterroriste

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Un système de contrôle masqué sous des valeurs morales

Derrière le discours sécuritaire sur la lutte contre le trafic de drogue se cache une mécanique bien plus vaste et inquiétante. La Prohibition, instaurée au nom de la morale et de la santé publique, a depuis longtemps été instrumentalisée par certaines puissances pour justifier des interventions géopolitiques stratégiques. En étiquetant certains territoires comme zones à « narco-terrorisme », les États dominants peuvent contourner le droit international, s’octroyer des droits d’ingérence et intervenir militairement ou économiquement sans véritable mandat. Le discours moral devient ainsi une arme, permettant d’imposer des intérêts extérieurs tout en criminalisant les populations locales.

Des forêts tropicales aux puits de pétrole : l’extractivisme sous couverture

De l’Amazonie à l’Afrique centrale, on observe une inquiétante corrélation entre les zones riches en ressources naturelles et les interventions dites « antidrogue ». Sous prétexte de sécuriser des régions soi-disant gangrenées par les cartels, les États ou entreprises liés à des puissances étrangères accèdent à des territoires jadis protégés, détruisent des écosystèmes, déplacent des communautés et exploitent des matières premières de manière illégale. Cela va bien au-delà de la cocaïne : on parle aujourd’hui d’accès aux hydrocarbures, aux minerais rares, au bois ou encore à des terres agricoles fertiles.

Repenser la sécurité pour sauver la souveraineté et la justice écologique

Il devient urgent de dénoncer l’instrumentalisation du narcoterrorisme comme outil de domination et de pillage. La véritable sécurité ne peut être assurée en militarisant les territoires ou en stigmatisant les peuples, mais en protégeant leurs droits, leurs terres et leur souveraineté. La lutte contre les drogues doit être replacée dans un cadre de santé publique, et non de guerre impériale. Dans un monde où la crise écologique s’aggrave, toute stratégie de développement durable passe nécessairement par le respect des peuples et la fin de cette logique extractiviste justifiée par la peur.

La Rédaction

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