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Campagne de sensibilisation et de vulgarisation de reboisement communautaire dans la chefferie Ntambuka en territoire insulaire d’idjwi

Il y a une décennie que le territoire d’idjwi est confronté à des multiples actions humaines destructives à cause de la croissance démographique des populations locales, en se livrant à un reboisement désordonné et l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles, on assiste aujourd’hui à des conséquences graves notamment les érosions, éboulements, la pénurie alimentaire, pression humaine sur les ressources naturelles et ces conséquences jouent un rôle néfaste sur le capital sol qui est le support de la biodiversité et la base de la sécurité alimentaire. C’est pourquoi nous voulons à travers ce projet trouver une meilleure solution comme connaissance des écosystèmes pour permettre une meilleure utilisation des ressources naturelles et en particulier pour orienter la reconstitution des forêts déversement perturbées par l’activité humaine. C’est dans ce souci de protection et de conservation du patrimoine forestier que nous nous sommes intéressés à un reboisement communautaire dans la chefferie Ntambuka.

Il faut souligner que la végétation de l’île d’idjwi était formée des brousses avec des bambous, des espaces boisés par des eucalyptus (Cironkamuha b. forêt et végétation rudérales et adventis des cultures et pour culturales du groupement Mpene/chefferie Ntambuka en territoire d’idjwi, mémoire UOB, fac des sciences). Cette végétation est en pleine disparition avec la forte croissance démographique, des érosions, éboulements, etc. La préoccupation première ici est celle de savoir  »

  1. Quelles sont les stratégies à mettre en place pour arriver à mettre fin au déboisement, éboulements, perturbations des saisons, changements climatiques, érosions et autres catastrophes liées à la mauvaise gestion des ressources naturelles dans la chefferie Ntambuka ?
  2. Quels sont les grands problèmes environnementaux directs ou indirects de déforestation dans le territoire d’idjwi ?

En termes d’hypothèses :

H1 sensibiliser la population, vulgariser, conscientiser la population, éduquer et former à un reboisement communautaire dans la chefferie Ntambuka.

H2. Les érosions, les éboulements, faible productivité, conflits fonciers et sociaux, perturbations des saisons, changements climatiques etc.

Le bien être humain dépend largement du bien être de son environnement. Tel est le principe qui guide le processus du développement  durable. C’ est un développement qui vise à satisfaire les besoins des génération présentes sans compromettre les capacités des générations futures .Toute fois en raison de l’explosion démographique et l’ expansion des terres cultivées , les produits forestiers ont été soumis à des puissantes pressions économiques. L’homme a déboisé l’immense zone forêt primaire laissant derrière lui des terres dénudées de tout couvert, les empiétements, de désert sont à présent reconnus comme une réalité de l’Afrique aujourd’hui.

La forêt occupe une grande portion de terre, paradoxalement les habitants de la terre  dont l’accroissement démographique très élevé depuis des siècles occupe des espaces forestiers.

La planète terre subit le réchauffement du fait des émissions des gaz à effet de serre et le déboisement irresponsable des forêts qui constituent encore les poumons de l’oxygénation de terre.

Malgré cela les forêts congolaises sont aussi en proie d’une destruction irresponsable qui occasionnerait petit  à petit la perte d’une biodiversité riche en faune et en flore.

Cependant cette destruction ou déforestation n’a pas épargné l’Ile d’idjwi en plein lac Kivu  jadis verdoyée et boisée par  la célèbre forêt de Nyamusisi du nord au sud aujourd’hui lotie au profit de la population. C’est ainsi que suite au déboisement massif, la forêt de Nyamusisi ne couvre plus à  ce jour que 10km² contre 41km². Hormis  la foret de Nyamusisi,  toute l’Ile est en proie d’une dégradation de l’environnement indescriptible qui ne dit pas son nom ; nous observons partout  la déforestation, épandage  des déchets, la pollution de la nature, dégradation de tout genre, montre qu’il y a quoi de s’inquiéter et d’en faire une préoccupation majeure, la destruction des champs par les inondations et les érosions, Le réchauffement climatique et l’arrivée certaines maladies qui déciment les plantes notamment les manioc,  bananeraies etc. le feu de brousse, les  cotes lacustres menacé or ceux-ci sont des places propices pour la reproduction des poissons et autres animaux aquatiques. Bref une pression humaine sur les ressources naturelles.

Le déboisement est du à plusieurs facteurs entre autres : l’expansion démographique, exploitation des braises et bois de chauffage, l’homme à la recherche du bien être exploite la forêt pour soit l’agriculture et l’exploitation des briques cuites, soit pour l’exploitation des planches. Tous ces problèmes sous examen conduisent à plusieurs corolaires notamment : le manque de pluies, saison sèche prolongée, terres  deviennent moins arables, diminution de la production agricole, diminution des bains sur côtes du lac Kivu d’où le manque des poissons etc…

Eu égard à ce qui précède, la protection de l’environnement en général et en particulier  celui de la chefferie Ntambuka serait une des solutions au déboisement sans reboisement, ainsi pensons  que le projet de sensibilisation et de vulgarisation de reboisement communautaire dans la chefferie Ntambuka va être une des réponses appropriées à  tous ces défis  dans le territoire d’Idjwi en général et en particulier dans la chefferie Ntambuka.

Localisation du territoire insulaire d’idjwi.

Le territoire est situé dans la province du Sud Kivu RDC, coordonnées 2•09’57 » sud, 29•03’22 » E avec 285 km2, sur le plan géologique, île lacustre avec une population de 158000(1996), avec une densité moyenne de 554,39hab/km2: source archives du territoire d’idjwi de 1996.

Cette compagne que nous préconisons est une solution aux problèmes du déboisement dans la chefferie Ntambuka à Idjwi. Elle pourra donner une panacée à la déforestation sans reforestation.

Objectifs de la campagne :

  • L’objectif poursuivi est celui de compenser l’écosystème forestier de la chefferie Ntambuka, ses ressources naturelles qui lui sont arrachées en vue de réduire, des effets qui ont un impact négatif sur les changements climatiques entrainant ainsi plusieurs conséquences néfastes sur la biodiversité forestière de la chefferie Ntambuka.
  • Assurer l’équilibre de l’écosystème de la chefferie Ntambuka
  • Lutter contre l’érosion, dégradation du sol de tout genre en plantant les arbres
  • Lutter contre autres catastrophes naturelles causées par la disparition des arbres.
  • lutter contre le déboisement désordonné dans la chefferie Ntambuka
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