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Lac Édouard sous tension : permis de pêche contesté à Kyavinyonge, entre légalité, survie des communautés et luttes d’influence autour des ressources naturelles

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À Kyavinyonge, sur la rive nord du Lac Édouard, dans le territoire de Beni, le lancement du paiement d’un permis de pêche annoncé le 6 mai a ravivé de profondes tensions entre la société civile, les structures de gestion et les autorités de conservation, illustrant une crise persistante dans la gouvernance des ressources halieutiques ; comme nous avons lu dans les écrits de Victoire Ketembo Mbuto, cette initiative portée par la société civile locale, au nom de valeurs de justice et de bien-être communautaire, intervient dans un contexte déjà marqué par l’existence de redevances perçues par la COPEVI, structure reconnue dans le cadre des dérogations accordées par l’ICCN ; cette superposition d’initiatives et de légitimités crée une confusion grandissante parmi les pêcheurs, pris entre plusieurs obligations financières et des discours contradictoires, révélant une fracture entre les acteurs locaux et institutionnels dans un espace pourtant vital pour la subsistance des populations.

Une légalité contestée et des institutions en désaccord

Les autorités de conservation, notamment l’ICCN, rappellent avec fermeté qu’aucune perception de taxe n’est autorisée dans une aire protégée en dehors des mécanismes légaux établis, qualifiant toute initiative parallèle de potentielle malversation, tandis que la COPEVI souligne l’existence de décisions judiciaires déclarant illégales certaines formes de perception de permis de pêche sur le lac ; en face, la société civile de Kyavinyonge maintient sa position, dénonçant une gestion qu’elle juge opaque et affirmant agir pour défendre les intérêts de la communauté, ce qui alimente davantage les tensions et soulève une question centrale : qui détient réellement la légitimité de gérer et de percevoir des fonds dans cet espace partagé entre conservation et exploitation économique ? Ce conflit met en lumière les limites d’un système où les responsabilités se chevauchent, créant un climat de méfiance et d’instabilité.

Quelles solutions pour apaiser les tensions et garantir une gestion durable ?

Face à cette crise, plusieurs pistes émergent pour restaurer la confiance et éviter l’escalade : clarifier juridiquement les rôles et mandats de chaque acteur afin d’éviter toute ambiguïté, renforcer le dialogue inclusif entre la société civile, les institutions étatiques et les communautés locales, et mettre en place des mécanismes transparents de gestion des revenus issus de la pêche, afin que les populations perçoivent concrètement les retombées économiques ; comme nous avons également pu le comprendre dans les analyses de Victoire Ketembo Mbuto, seule une gouvernance participative, fondée sur la légalité, la transparence et la concertation, permettra de transformer ces tensions en opportunité pour bâtir un modèle durable conciliant protection de la biodiversité et développement local, dans une région où le Lac Édouard reste au cœur de la vie économique et sociale.

La Rédaction

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