Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Alors que les effets de la crise écologique deviennent de plus en plus visibles dans la vie quotidienne des Congolais insécurité alimentaire, érosion, inondations, perte de biodiversité Emmanuel Ndimwiza, chercheur en sociologie de l’environnement, déplore une désertion totale de la classe politique. Selon lui, au moment même où l’écologie devrait devenir une priorité nationale, les acteurs politiques semblent détourner le regard, ignorant les signaux d’alerte émis par les scientifiques, les communautés locales et les jeunes militants climatiques. Cette attitude d’indifférence constitue une trahison envers les populations les plus vulnérables.
Emmanuel Ndimwiza affirme que les décideurs ont la responsabilité morale et institutionnelle d’agir, non seulement en soutenant les politiques environnementales, mais aussi en intégrant les enjeux climatiques dans toutes les décisions économiques, sociales et territoriales. Pourtant, en RDC, les projets extractifs destructeurs continuent d’être autorisés, sans études sérieuses d’impact et sans consultation des communautés. L’absence de lois claires sur la justice environnementale et la mauvaise gouvernance aggravent les injustices climatiques. Ndimwiza appelle à une réforme profonde du système politique pour y intégrer une vision écologique ambitieuse, fondée sur la justice et la durabilité.
Enfin, Emmanuel Ndimwiza lance un appel à la société civile, aux scientifiques, aux jeunes et aux médias à redoubler de vigilance et de pression sur les autorités. Il estime que le changement viendra aussi d’en bas, par une éducation populaire, des mouvements citoyens organisés, et une conscience collective renouvelée. Si la classe politique tourne le dos à l’écologie, les peuples, eux, doivent s’en saisir comme une arme de défense pour leur survie. La transition écologique n’est pas une option, c’est une urgence nationale que personne ne peut plus ignorer.
La Rédaction