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Kabuno sous pression : Emmanuel Ndimwiza alerte sur le CO₂ dégazé et ses menaces pour les vivants du lac Kivu

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Depuis le début des opérations de dégazage du bain de Kabuno en territoire de Kalehe, le dioxyde de carbone (CO₂) expulsé est dirigé vers l’atmosphère sans mécanisme clair de capture ou de filtration. Emmanuel Ndimwiza, militant écologiste, explique que cette libération massive de gaz à effet de serre pourrait non seulement contribuer au dérèglement climatique local, mais aussi perturber l’équilibre chimique du lac. Le danger est accentué par la proximité des zones d’habitation et de cultures : des gaz résiduels mal canalisés pourraient asphyxier des organismes vivants ou compromettre la qualité de l’air et de l’eau.

Les agriculteurs et éleveurs locaux dénoncent, dans leurs récits, des effets déjà visibles : sols moins fertiles, pluies imprévisibles, et une baisse de la productivité des champs autour du bassin. Emmanuel Ndimwiza rapporte les témoignages de ces communautés qui associent le dégazage à une rupture avec les rythmes naturels du lac, autrefois stables. Les pêcheurs, eux, constatent des comportements étranges chez certaines espèces de poissons, une raréfaction de la faune aquatique et des inquiétudes quant à la comestibilité de leurs prises, soupçonnant des toxines dissoutes dans l’eau.

Du point de vue sanitaire, les populations riveraines redoutent une recrudescence de maladies respiratoires et cutanées. Emmanuel Ndimwiza appelle à une mobilisation collective pour exiger des analyses environnementales indépendantes et accessibles, ainsi qu’une information transparente de la part des autorités. Le CO₂ dégazé, s’il n’est pas maîtrisé, risque de transformer le bain de Kabuno en bombe silencieuse pour les humains et les écosystèmes qu’ils partagent avec le lac Kivu.

Emmanuel Ndimwiza propose des solutions urgentes et durables : suspendre temporairement le dégazage pour évaluer les impacts, installer des systèmes de capture du CO₂, impliquer les chercheurs indépendants, et renforcer la surveillance écologique avec la participation des communautés locales. Il plaide aussi pour un moratoire sur toute activité industrielle dans le bain de Kabuno tant que la transparence environnementale et la santé publique ne sont pas garanties.

La Rédaction

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