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Dans une lettre ouverte adressée à la COPEVI et aux représentants des comités des pêcheurs du lac Édouard, le Bureau d’Écologistes pour Impacts Environnementaux (BEIE) alerte sur l’opacité et les défaillances dans l’accompagnement à la gestion de ce lac emblématique, situé dans le Parc National des Virunga. L’organisation exprime sa profonde méfiance face au rejet de responsabilités par les structures concernées, tout en rappelant que le lac Édouard est un bien public inaliénable, imprescriptible et protégé par des textes légaux. Le BEIE dénonce le comportement de certains acteurs locaux, jugé complice d’un système de gestion inefficace, alimenté par des conflits d’intérêts et des abus qui compromettent la souveraineté écologique et les droits des communautés riveraines.

Conflits persistants autour de la gestion du lac Édouard : l’appel du BEIE à une gouvernance inclusive et transparente
Une gestion opaque et conflictuelle au détriment de l’écosystème. Le Bureau d’Écologistes pour Impacts Environnementaux (BEIE) alerte sur les tensions croissantes entre la COPEVI, les représentants des comités des pêcheurs, la force navale, la société civile et d’autres acteurs impliqués dans la gestion du lac Édouard. Ces conflits, marqués par des échecs répétés, compromettent gravement la durabilité de la pêche, la transparence dans la prise de décisions, et l’équilibre écologique du lac. Le manque de collaboration, l’absence de réglementation claire et l’opacité des actions menées entraînent la surpêche, la dégradation de la biodiversité, et des répercussions économiques sévères pour les communautés locales dépendantes de ces ressources halieutiques.

Vers une gestion participative fondée sur la responsabilité
Face à cette crise de gouvernance, le BEIE plaide pour une approche participative et collaborative entre toutes les parties prenantes, afin d’assurer une gestion durable du lac Édouard. L’organisation recommande aux comités des pêcheurs et à la COPEVI de s’engager activement dans la surveillance des activités de pêche, de représenter efficacement les intérêts des pêcheurs et de collaborer à la collecte de données fiables. Ce changement de paradigme est essentiel pour restaurer la confiance, préserver l’écosystème du lac et garantir les moyens de subsistance des communautés locales.

Pour une gouvernance durable et inclusive du lac Édouard : le BEIE interpelle la COPEVI et les comités des pêcheurs
Dans la suite de sa lettre ouverte, le Bureau d’Écologistes pour Impacts Environnementaux (BEIE) propose neuf principes clés à appliquer par la COPEVI et les comités des pêcheurs pour une gestion durable et transparente du lac Édouard. Ces recommandations incluent la sensibilisation des communautés aux enjeux de la pêche durable, le respect des réglementations, le développement de la pisciculture, la médiation des conflits et des actions de plaidoyer contre les projets nuisibles. Une fois mis en œuvre, ces principes permettraient à l’ICCN de réaffirmer son autorité sur le lac en luttant contre les abus liés aux numéros de pêche, en régulant les pirogues, en renforçant l’éducation, et en contribuant à la reconstitution du stock halieutique. Le BEIE appelle à une réponse favorable et à une action urgente pour préserver ce patrimoine écologique vital.
La Rédaction