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Une fois de plus, un site minier artisanal de l’est de la République démocratique du Congo est endeuillé par un éboulement. Lundi 20 juillet, dans la carrière de Ndeya, en territoire de Shabunda (Sud-Kivu), un creuseur artisanal identifié sous le nom de Sadiki, originaire de Ndese, a perdu la vie après avoir été enseveli sous une masse de terre. Malgré les efforts de ses compagnons pour le dégager, il n’a pas survécu à cet accident tragique.
Au-delà de ce drame individuel, cette nouvelle perte humaine met en lumière les conditions extrêmement précaires dans lesquelles des milliers de creuseurs artisanaux exercent leur activité. L’absence de mesures de sécurité adaptées, le manque d’encadrement technique et la pression économique qui pousse les travailleurs à prendre des risques considérables transforment de nombreux sites miniers en véritables pièges mortels.
Chaque éboulement pose la même question : combien de vies devront encore être sacrifiées avant que la sécurité des exploitants artisanaux ne devienne une priorité nationale ? Alors que les richesses minières de la RDC alimentent une part importante de l’économie, ceux qui les extraient continuent de payer le prix le plus élevé, souvent dans l’indifférence générale.
Le décès de Sadiki doit être bien plus qu’un simple fait divers. Il constitue un appel urgent aux autorités, aux acteurs du secteur minier et aux partenaires concernés pour renforcer le contrôle des sites artisanaux, améliorer les conditions de travail et prévenir des tragédies qui, malheureusement, se répètent avec une inquiétante régularité dans les provinces minières de l’est du pays.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan
Éboulement meurtrier à Shabunda : la mort d’un creuseur artisanal rappelle le prix humain insoutenable de l’exploitation minière dans l’est de la RDC