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Chaque fraction de degré compte : le lac Kivu en surchauffe face à la crise climatique et aux menaces extractivistes

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Le lac Kivu, joyau naturel de l’Afrique centrale, est aujourd’hui en première ligne des conséquences du réchauffement climatique. L’augmentation continue des températures affecte gravement les écosystèmes aquatiques : la réduction de l’oxygène dissous dans les eaux profondes, la prolifération des algues toxiques, et le dérèglement du cycle de reproduction des espèces marines compromettent la survie de nombreuses formes de vie. Chaque fraction de degré de réchauffement supplémentaire accentue les déséquilibres, rendant la situation potentiellement irréversible. Les communautés riveraines, qui vivent en symbiose avec ce lac depuis des générations, assistent impuissantes à un effondrement écologique silencieux, accentué par l’inaction politique et l’appétit croissant pour les ressources du sous-sol lacustre.

L’exploitation du gaz méthane aggrave les vulnérabilités du lac Kivu

À cette crise climatique s’ajoute une autre menace : les projets d’exploitation du gaz méthane présents sous le lac, portés par des multinationales aux intérêts essentiellement économiques. Présentés comme des solutions énergétiques, ces projets fragilisent un environnement déjà instable. Le forage des fonds lacustres, les vibrations, les installations flottantes, et l’extraction incontrôlée du gaz peuvent provoquer des perturbations majeures, allant jusqu’au risque d’éruption limnique. Des scientifiques et écologistes alertent sur les conséquences irréversibles qu’une mauvaise manipulation pourrait engendrer, non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour les millions de vies humaines dans la région. Les promoteurs de ces projets, mus par la recherche du profit, ferment les yeux sur la fragilité du lac Kivu.

Les communautés locales réclament justice climatique et écologique

Face à cette double menace – climatique et extractiviste – les voix des riverains, pêcheurs, agriculteurs, enseignants et jeunes militants s’élèvent pour défendre le lac Kivu. Pour eux, protéger le lac, c’est protéger une source de vie, un patrimoine commun, un bien inestimable. Ils dénoncent le silence complice des décideurs et la faiblesse des mécanismes de consultation. Ils exigent que les États, bailleurs et entreprises prennent leur responsabilité : mettre fin aux projets destructeurs, renforcer la résilience écologique du lac, et inscrire toute démarche dans une approche de justice climatique. Le combat pour le lac Kivu est un combat pour la vie. Il est encore temps d’agir, mais chaque fraction de degré perdue ou ignorée peut coûter l’avenir.

La Rédaction

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