Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, un appel résonne : aucune démocratie ne peut durablement enfermer sa jeunesse lorsqu’elle réclame justice, dignité et avenir.
Bienvenu Matumo, militant pour la justice sociale, la dignité humaine et la justice distributive, choisit de placer cette Journée internationale de la jeunesse sous le signe de la solidarité avec les jeunes Africains victimes de répression pour leur engagement politique et citoyen. En République démocratique du Congo, son soutien à Clovis Mustuva et Nathanaël Onokomba, qu’il affirme emprisonnés par le régime de Félix Tshisekedi, se veut surtout un rappel : lorsque la jeunesse est bâillonnée, c’est l’avenir d’une nation que l’on tente de mettre en cage.
Car une jeunesse n’est pas seulement une génération à célébrer dans les discours officiels. Elle est une force qui questionne, conteste, invente et refuse parfois l’ordre établi lorsqu’il devient synonyme d’injustice. Demander la libération de jeunes détenus pour leurs convictions, c’est donc poser une question plus vaste : quel espace la République réserve-t-elle à ceux qui veulent contribuer à la transformer ?
Pour Bienvenu Matumo, l’engagement ne devrait jamais être un crime, mais une responsabilité citoyenne. Son appel à la jeunesse — s’engager, se mobiliser et se battre pour ses rêves, ses convictions et ses idées — prend ainsi une résonance particulière dans un Congo où tant de jeunes portent le poids du chômage, de la précarité, de la guerre et des inégalités. Une nation qui veut se renouveler doit cesser de considérer sa jeunesse comme une menace et commencer à la considérer comme une conscience.
Bienvenu Matumo, militant pour la justice sociale, la dignité humaine et la justice distributive, rappelle enfin une évidence que les pouvoirs oublient trop souvent : le Congo nouveau ne naîtra pas d’une jeunesse silencieuse. Il naîtra de citoyens debout, lucides et courageux, capables de rêver plus grand que leurs peurs. À cette jeunesse, son message est sans détour : le présent et l’avenir du Congo vous appartiennent. Alors, engagez-vous — non pour subir l’histoire, mais pour l’écrire.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan
Bienvenu Matumo : la jeunesse congolaise ne doit pas apprendre à se taire