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Biakato : dans le silence d’un étang, la mort d’un adolescent rappelle l’urgence de la vigilance

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À Biakato, la disparition de Kasereka Gervais, 16 ans, retrouvé sans vie après une noyade dans un étang piscicole, endeuille une famille et ravive les inquiétudes autour de la sécurité des espaces aquatiques.

La mort n’a pas toujours besoin de fracas pour frapper. À Biakato, elle s’est glissée dans le calme d’un étang piscicole, emportant un garçon de 16 ans, Kasereka Gervais. Retrouvé après une nuit passée sous l’eau, son corps raconte à lui seul la brutalité d’un drame dont les circonstances restent à établir.

Derrière cette tragédie, il y a surtout une famille confrontée à l’irréparable. Un adolescent disparaît, une vie s’interrompt avant même d’avoir commencé à déployer toutes ses promesses. L’inhumation, intervenue quelques heures après la découverte du corps, n’efface ni les questions ni la douleur laissées par ce décès.

L’enquête ouverte par les services compétents devra désormais faire toute la lumière sur les circonstances de cette noyade. Mais au-delà du constat judiciaire, ce drame pose une question plus large : les étangs piscicoles et autres points d’eau sont-ils suffisamment sécurisés et signalés, particulièrement pour les enfants et les jeunes ? La prévention ne devrait jamais attendre qu’un drame survienne.

À Biakato, Kasereka Gervais ne doit pas devenir un simple nom dans une rubrique de faits divers. Sa mort doit interpeller les familles, les responsables communautaires et les gestionnaires des espaces aquatiques. Car lorsqu’un étang devient un piège silencieux, la responsabilité collective commence aussi par apprendre à repérer le danger, à le signaler et à protéger les plus vulnérables.

Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan.

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