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À Buhyangali, dans le groupement Mugote, plus de 250 élèves affrontent désormais les cours sans toiture. Après la violente tempête du 14 septembre, l’Institut Mahango 2 n’a plus de toit. Une urgence scolaire qui ne peut être réduite à un simple fait divers.
Le vent a soufflé, les tôles se sont envolées et, avec elles, une partie de la dignité de ces enfants. Depuis le 14 septembre, les élèves de l’Institut Mahango 2 étudient à ciel ouvert, exposés à la pluie et aux intempéries. Dans une région où l’école est déjà un combat quotidien, faut-il encore demander aux enfants de choisir entre apprendre et se mettre à l’abri ?

Ce toit arraché n’est pas qu’une toiture manquante : c’est un signal d’alarme. Derrière chaque tôle envolée se trouvent des cahiers menacés, des cours interrompus et des rêves fragilisés. Si aucune intervention rapide n’est engagée, l’école pourrait bientôt fermer ses portes, transformant une catastrophe naturelle en crise éducative.

Le Comité local de développement du groupement Mugote lance donc un SOS aux autorités politico-administratives, aux organisations humanitaires, aux ONG, aux partenaires de développement et aux personnes de bonne volonté. Des tôles, des chevrons, des clous, mais aussi un appui financier ou matériel permettraient de reconstruire rapidement ce qui peut encore l’être.

À Mugote, il ne s’agit pas de sauver un bâtiment ; il s’agit de sauver une année scolaire et de protéger l’avenir de plus de 250 enfants. Une société qui laisse ses écoles sans toit finit toujours par payer, demain, le prix de l’abandon d’aujourd’hui. Le temps des discours doit céder la place à celui de l’action : que les tôles reviennent sur les salles de classe avant que la pluie ne transforme l’urgence en abandon.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan