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Face aux défis des violences basées sur le genre, l’Association des Groupes Solidaires d’Assurance Maternité et de la Prévention d’Handicap (AGSAMH) s’engage à Idjwi avec le projet UOK49 sous la coordination de Heal Africa

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Une réponse humanitaire face à une crise silencieuse

Le territoire d’Idjwi, refuge pour des milliers de déplacés venus de Goma, Minova, Kalehe et Bukavu, fait face à une recrudescence des violences basées sur le genre (VBG) dans le contexte de la guerre. Les femmes et les filles, souvent premières victimes, subissent des abus physiques, psychologiques et sexuels. C’est dans ce climat difficile que l’équipe d’AGSAMH drc, en collaboration avec Heal Africa, ont lancé le projet UOK49, un programme humanitaire de six mois visant la prévention et la réponse multisectorielle aux besoins des survivantes. Financé par le CERF à travers l’UNFPA, ce projet s’ancre profondément dans les réalités locales d’Idjwi.

AGSAMH : un acteur clé pour la résilience communautaire

Implémenté localement par l’Association des Groupes Solidaires d’Assurance Maternité et de la Prévention d’Handicap (AGSAMH), le projet UOK49 met l’accent sur la prise en charge médicale, psychologique, juridique et sociale des survivantes. Trois aires de santé — Kisiza, Bugarula et Bunyakiri — bénéficient directement de ses interventions. Grâce à la mobilisation d’AGSAMH, une maison semi-durable équipée de matériel de soins et d’accueil a vu le jour, offrant un espace sûr pour les victimes. Plus de 2 800 membres de la communauté ont été sensibilisés sur les droits des femmes et la lutte contre les violences et exploitations sexuelles.

AGSAMH et la réinsertion économique des survivantes

Au-delà de l’assistance psychosociale, AGSAMH a favorisé la réinsertion socioéconomique des survivantes. 55 femmes et filles ont reçu des formations pratiques en couture, vannerie et pâtisserie, leur permettant d’acquérir une autonomie financière. 10 survivantes ont déjà été réintégrées dans la vie économique, tandis que 3 groupes solidaires d’épargne et de crédit ont été créés pour soutenir leur stabilité financière. Ces initiatives traduisent l’engagement d’AGSAMH à transformer la douleur en espoir et à redonner dignité et confiance à des femmes longtemps marginalisées.

Une dynamique collective vers la paix et la dignité

Grâce à la synergie entre Heal Africa, l’UNFPA, le CERF et AGSAMH, Idjwi devient progressivement un exemple de résilience communautaire. Les 48 dialogues communautaires tenus ont permis d’identifier les risques, de renforcer la cohésion sociale et d’encourager la participation des hommes à la lutte contre les VBG. « C’est projet est une porte d’assurance humanitaire et Heal Africa comme partenaire d’AGSAMH a prouve qu’investir dans la protection des femmes, c’est bâtir les fondations d’une paix durable et inclusive pour tout Idjwi » a déclaré BIZAZA MUTABAZI JEAN BAPTISTE, Charge de Programme de l’AGSAMH.

La Rédaction

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