Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Face à l’effondrement climatique et aux ravages causés par l’exploitation des énergies fossiles, la campagne Notre Terre sans Pétrole s’impose comme une initiative radicale et salutaire. Son objectif est clair : former, outiller et organiser les communautés pour qu’elles puissent déconstruire le système capitaliste prédateur qui pille les ressources naturelles, exploite les peuples et viole les droits fondamentaux des plus vulnérables. En misant sur l’éducation populaire, cette campagne crée une dynamique de transformation sociale, articulée autour d’un cycle continu de réflexion et d’action.
Pascal Mirindi, militant écologiste engagé, fait partie de ces voix puissantes qui alertent sur les dangers du pétrole et du gaz fossile, en particulier en Afrique. Il dénonce un modèle énergétique imposé, hérité d’une logique coloniale, qui plonge les pays comme la RDC et l’Ouganda dans un piège d’endettement et de dépendance. Selon lui, loin de conduire au développement, les projets pétroliers nourrissent l’ingérence des institutions financières internationales, compromettant la souveraineté économique des nations africaines.
Mirindi rappelle que l’histoire se répète. La RDC, par exemple, subit encore les effets de dettes coloniales contractées sous la Belgique et alourdies par des décennies de mauvaise gouvernance. Ces dettes, utilisées comme levier, ont forcé l’État congolais à céder des secteurs stratégiques de son économie. « Le pétrole est devenu une nouvelle chaîne », martèle-t-il, « et nous devons briser ce cycle infernal pour garantir notre avenir et celui de la planète ».
Pour Pascal Mirindi, la solution est politique, sociale et écologique : une rupture avec les énergies fossiles et un engagement collectif vers une transition juste. « Notre terre sans pétrole, c’est une terre libérée », clame-t-il. Une terre où les peuples choisissent la vie, la justice et la dignité, plutôt que les profits toxiques d’un système extractiviste destructeur.
La Rédaction