Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Dans la nuit du 6 août 2025, vers 2h du matin, un présumé voleur a été brûlé vif par la population du village Kabuye, situé dans le groupement Mpene, chefferie de Ntambuka, sur le territoire insulaire d’Idjwi. Ce drame, d’une violence extrême, s’ajoute à une série d’actes similaires devenus tristement fréquents dans la région. Pour un acteur de la société civile contacté par notre média, cette pratique constitue une atteinte grave à la dignité humaine et au principe fondamental de la justice équitable.
Selon ce même acteur, qui a requis l’anonymat, la justice populaire ne fait qu’accentuer la méfiance entre les habitants, alimenter la peur, et fragiliser les liens sociaux déjà précaires. « Ces actes ne doivent en aucun cas être tolérés, même en cas de soupçons de vol. C’est une dérive qui détruit notre vivre-ensemble », déclare-t-il. Il appelle à une prise de conscience collective et à un retour à l’État de droit, où chaque citoyen doit être protégé, même en cas d’infraction présumée.
L’acteur de la société civile insiste sur la responsabilité des autorités locales, qu’il exhorte à agir avec fermeté. Il demande l’ouverture d’enquêtes et l’arrestation des auteurs de ces actes barbares. « Tant que ces crimes resteront impunis, la spirale de violence continuera », conclut-il. Pour lui, restaurer la justice officielle et promouvoir le respect des droits humains est désormais une urgence pour sauver le tissu social d’Idjwi.
La Rédaction