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Dans le territoire de Kalehe, les écosystèmes forestiers du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) subissent une pression croissante due aux activités humaines, selon l’analyse du jeune écologiste Elimu Cabwene. Les forêts de haute altitude, riches en biodiversité endémique, sont de plus en plus fragmentées par l’agriculture illégale, l’exploitation du bois et le braconnage. Cette dégradation perturbe l’équilibre naturel et compromet les services écologiques essentiels tels que la régulation du climat, la qualité de l’eau et la stabilité des sols.
Elimu Cabwene souligne que le manque de surveillance efficace et l’insécurité persistante autour du parc affaiblissent les mécanismes de conservation. De nombreuses espèces emblématiques comme le gorille de Grauer voient leur habitat réduit et leur survie menacée. Le jeune militant environnemental plaide pour une gestion plus intégrée et inclusive du PNKB, impliquant les communautés locales dans la protection durable de ces écosystèmes critiques.
Pour répondre à cette urgence écologique, Elimu propose un programme de restauration forestière participative, basé sur des pépinières communautaires, la reforestation des zones dégradées et l’éducation environnementale. Il insiste sur le rôle vital de la jeunesse dans le suivi des écosystèmes et l’innovation écologique pour assurer la résilience du Parc de Kahuzi-Biega face aux défis du changement climatique et de la pression démographique.
La Rédaction
Équilibres fragiles : Elimu Cabwene alerte sur l’état critique des écosystèmes forestiers du Parc National de Kahuzi-Biega à Kalehe