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RD Congo : ce qu’il faut savoir sur l’accord minier avec l’entreprise américaine KoBold Metals

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Quelque temps après l’accord de paix signé sous l’égide des États-Unis entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, Washington continue d’avancer ses pions dans le secteur minier congolais. Un nouvel accord stratégique a été signé ce jeudi 17 juillet à Kinshasa entre le gouvernement congolais et la start-up américaine KoBold Metals, spécialisée dans l’exploration, par intelligence artificielle, des métaux critiques du sous-sol.

La République démocratique du Congo (RDC) a signé un accord-cadre avec la société minière américaine KoBold Metals pour l’exploration des ressources en minéraux critiques à travers le pays. La signature a eu lieu jeudi à Kinshasa, en présence du président Félix Tshisekedi.

KoBold Metals, soutenue par les milliardaires Jeff Bezos et Bill Gates, prévoit d’investir plus d’un milliard de dollars dans le secteur minier congolais. L’entreprise concentrera d’abord ses efforts sur le gisement de lithium de Manono, considéré comme l’un des plus importants au monde. Le lithium est un composant clé des batteries et des technologies d’énergie verte, ce qui en fait une ressource stratégique sur les marchés mondiaux.

Au-delà de Manono, KoBold lancera un vaste programme d’exploration minière à l’échelle nationale, en utilisant des technologies avancées pour identifier des gisements de grande valeur. L’accord prévoit également la numérisation des archives géologiques de la RDC, actuellement conservées au Musée royal de l’Afrique centrale en Belgique. KoBold a aussi l’intention de soumettre des demandes de permis d’exploration couvrant plus de 1 600 kilomètres carrés d’ici au 31 juillet 2025.

Si les autorités congolaises saluent l’accord comme une opportunité d’investissement majeure, il suscite également des inquiétudes. Des critiques craignent une répétition de l’histoire d’exploitation étrangère du pays, où d’immenses richesses naturelles sont extraites sans réel bénéfice pour les communautés locales.

Présenté par Kinshasa comme un « partenariat stratégique visant à ouvrir la voie aux investissements américains dans le secteur », l’accord de principe signé le 17 juillet porte essentiellement sur le développement du projet de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika. Ce gisement est considéré comme l’un des plus grands encore inexploités au monde. Le lithium est indispensable à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, et le site pourrait, selon le gouvernement congolais, devenir une « mine à grande échelle et de longue durée ».

Mais l’ambition de l’entreprise américaine KoBold Metals dépasse le seul site de Manono. La start-up américaine prévoit un programme d’exploration à « grande échelle » en RDC, à l’aide de technologies de pointe pour identifier d’autres gisements de minerais critiques, destinés à devenir des « mines de classe mondiale ».

Dans cette optique, KoBold prévoit de numériser d’ici le 31 juillet 2025 les archives géologiques de la RDC, actuellement conservées au Musée royal de l’Afrique centrale en Belgique. L’objectif : accélérer l’accès aux données scientifiques afin de guider ses futures explorations. L’entreprise devra également déposer, avant cette même date, une demande de permis d’exploration couvrant plus de 1 600 kilomètres carrés.

La Rédaction

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