Voix du Paysan pour former et informer les citoyens
En moins de 48h après la publication de la décision de l’administrateur du territoire insulaire d’idjwi suspendant l’exploitation du sable dans la rivière Kisheke, les exploitants sabotent l’autorité et continuent sans la moindre inquiétude, un comportement qualifié de rébellion contre la décision de l’administrateur dans le groupement Mpene.
Et d’ajouter, la société civile Chefferie Ntambuka appelle à la restauration de l’autorité de l’État dans 24h avant qu’elle n’invite la population à se prendre elle-même en charge, car cette exploitation détruit les ponts Musheke, Kisheke, Kintama, etc.

L’exploitation du sable dans les rivières du territoire insulaire d’idjwi bouleverse les paysages et les écosystèmes, au détriment de la biodiversité, mais aussi les prélèvements dans les milieux naturels sont par ailleurs susceptibles de modifier le fonctionnement hydrologique des cours d’eau, la morphologie des côtes, et de provoquer l’érosion des sols et du littoral.

L’exploitation du sable des rivières du territoire insulaire d’idjwi dégrade les écosystèmes et entraîne les érosions, la salinisation des aquifères, la perte de protection contre les ondes de tempête et des impacts sur la biodiversité, qui constituent une menace pour les moyens de subsistance à travers, entre autres, l’approvisionnement en eau, la production alimentaire, la pêche et l’industrie du tourisme.
Emmanuel Ndimwiza