De Kinshasa à Goma, en passan par Kolwezi, Bunia, Bukavu, Butembo, Kisangani, Lubumbashi, Kindu, Béni, Mambasa, Kalemie, Isangi, Tshikapa, Bweremana et Kalehe, les sections de la Lucha se mobilisent et se mettent en ordre de bataille contre la révision ou changement de la Constitution Congolaise.

Selon le Communiqué de presse de la LUCHA relatif au changement ou modification de la constitution la Lucha affirme haut que la Constitution ne se modifie pas au service des ambitions personnelles, elle se respecte et s’applique
La LUCHA exprime sa ferme opposition aux manœuvres sournoises et irresponsables du président Felix Tshisekedi et son parti politique de vouloir modifier la constitution dans l’objectif de se maintenir au pouvoir au-delà de deux mandats.
La constitution de la RDC dans son état actuel est le fruit des luttes ardues et des sacrifices énormes de plusieurs Congolais ; dont des militants de l’UDPS.

Toute tentative de la modifier pour satisfaire les intérêts d’un régime corrompu, incapable et répressif constitue une trahison envers la nation et ses martyrs et ne fera que rallonger la souffrance qu’endure notre peuple du fait de la mauvaise gouvernance vécue dans notre pays depuis l’arrivée de Felix Tshisekedi au pouvoir en 2019.

Les récents propos de Felix Tshisekedi, qualifiant la Constitution qu’il a juré de respecter de texte des étrangers à Kisangani ici et alléguant à tort qu’elle impose de céder une partie de notre territoire national à Lubumbashi ici, traduisent une ignorance inquiétante et une tentative grossière de manipulation.

Ce mouvement citoyen qui milite pour la justice sociale et la dignité humaine tient à rappeler au président de la République que les travaux préparatoires d’élaboration de la constitution de la RDC ont été conduit à Kisangani par des Congolais dont nombreux sont vivants aujourd’hui.

Par ailleurs, l’article 217 de la constitution ne parle aucunement de la cession de territoire mais d’abandon partiel de la souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine. C’est d’ailleurs déjà le cas avec la participation de la RDC à différentes organisations internationales régionales et sous-régionales. Venant d’un président de
la République qui du reste a récemment dirigé l’Union Africaine, Ces contre-vérités sont insultantes et d’une extrême gravité.

Ce message de la Lucha à Tshisekedi est sans ambiguïté : ces militants affirment qu’ils veilleront à ce que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir au plus tard en 2028, au terme de son second et dernier mandat.
Toute tentative pour s’éterniser au pouvoir par des velléités de modification constitutionnelle sera farouchement combattue. Le peuple gagne toujours comme en témoignent les luttes héroïques ayant contraint son prédécesseur Joseph Kabila à quitter le pouvoir en 2019.

Conformément à l’article 64 de la constitution, la Lucha déclare, par leur communiqué de ce 19 Novembre 2024, une offensive démocratique et populaire pour la défense de la Constitution. A partir de ce mercredi 20 novembre 2024, elle organisera une série d’actions citoyennes implacables sur l’ensemble du territoire national pour faire échec à toutes les manœuvres du pouvoir en place.
Une sensibilisation sans relâche débutera ce jour dans chaque province, ville, territoire, commune. Ces actions seront d’une intensité extrême mais demeureront Pacifiques conformément à leurs valeurs et principes.
Elle lance également un appel pathétique à toutes les organisations de la société civile, aux partis politiques et aux citoyens Congolais, toutes tendances confondues, pour rejoindre cette lutte patriotique et historique. Chers compatriotes, ce combat est le vôtre, car estiment ces militants pro démocratie de la Lucha, les martyrs l’ont déjà mené contre les régimes précédents, soyons courageux pour le refaire, car il s’agit d’une responsabilité historique de notre génération.
L’heure de la résistance a sonné. Dressons nos fronts pour réclamer leur dignité en disant NON au projet destructeur du régime en place, qui a démontré son incapacité notoire à gérer le grand Congo.
On ne développe pas un pays en modifiant ou en changeant la constitution, mais en l’appliquant ont martelé ces militants de Lucha dans leur point de presse.
Emmanuel Ndimwiza